On y croit, ou on n'y croit pas ... Mais ça existe pourtant !
Les enquêtes du Petit Monde de Momo !
L'exorcisme ?...
L'exorcisme fait-il partie des légendes ! Est-il lié au cinéma ? Eh bien, pas seulement ! Cette pratique contrairement à ce que l'on pourrait croire, reste courante de nos jours. Il faut savoir que chaque diocèse de France est doté d'un prête exorciste. "Vade retro Satana" ! Cette signification en exorcisme veut dire :"Arrière Satan" ! Pour exorciser le démon.
En son temps, le film "l'Exorciste" en 1973 (que j'ai lu et vu au cinéma personnellement) a beaucoup fait parler de lui. Cette histoire est tirée d'un fait réel. Pourtant beaucoup l'assimile à une légende qui n'existe qu'au cinéma ! Mais il faut savoir que chaque année, rien qu'en France, des centaines de personnes se font exorciser par des prêtres.
Entre autre, nous avons entendu parler du père Joseph De Almeida (prêtre exorciste dominicain), enseignant l'histoire de la spiritualité chrétienne, à la faculté de Lyon. Mais aussi aumônier de la pastorale des portugais et des mariniers. Puis conseiller spirituel auprès d'une section d'entrepreneurs et dirigeants chrétiens. L'exorcisme est loin de n'être qu'un ancien rite du Moyen âge, et existe bel et bien encore, et a toujours^sa place dans la société d'aujourd'hui. Le père Joseph De Almeida a révélé dans un article qu'il y avait près de 300 personnes qui sollicitent ses compétences chaque année.
L'exorcisme on le sait : est d'expulser une présence malsaine "le mal Satan" qui est dans le corps d'une personne. Ce sont des prières faites à partir d'un rituel bien précis. Cela dit, ne soyez pas pris de panique si soudainement un mal de ventre vous prend, ou que vous détestez une personne.
Comment reconnaître qu’une personne peut être possédée ?
D'après des révélations de prêtres exorcistes :
Cette possession peut se reconnaître de plusieurs façons, mais toujours à prendre avec précaution ! Théoriquement, cela se caractérise par un ou des phénomène(s) corporels anormaux, des changements dans l'attitude, la façon de penser, une force physique décuplée, l'envie de profaner des choses saintes, les blasphèmes, la haine, ou la soudaine connaissance d'une lange étrangère ou même inconnue. Mais il est rare que toutes les caractéristiques soient réunies.
D'autres indices peuvent aussi mettre la puce à l'oreille, toujours d'après des témoignages : les gens possédés ont beaucoup de mal à aller à l'église. S'ils y vont, ils ressentent un besoin absolu de sortir. Ils peuvent essayer de réciter des prières, mais vont vite s'arrêter, car la pression est trop forte. Et enfin, le contact avec l'eau bénite leur cause d'incroyables sensations de brûlures. Cela peut aussi être un test en cas de doute !
Comment peut réagir une personne en train d’être exorcisée ?
Cette personne peut bouger, s’exciter, sa voix peut changer du tout au tout. Sa force est décuplée d’une façon phénoménale, et effectivement il arrive que cette personne vomisse ou rejette d’autres liquides. Finalement les films au cinéma ne sont pas loin de la réalité, d’ailleurs ils s’inspirent souvent de faits réels.
Renouvellement du baptême et litanies
Pour
que le démon sorte du corps d'un possédé, le prêtre exorciste a recours à un
rituel bien particulier (et gratuit) en deux phases. La première partie consiste
au renouvellement du baptême, "Car s'il y a possession, il y a eu une sorte de
coupure ou d'éloignement de la voie sainte. Il faut donc refaire un
baptême" .
Ensuite, on poursuit avec le rituel et des litanies pour chasser la présence
impure. Lors de l'opération, il est souvent nécessaire de découvrir le nom du
démon pour le révoquer. Par ailleurs, une seule "séance" est rarement
satisfaisante pour arriver à l'éradication totale du malin.
De plus en plus de musulmans exorcisés
D’après le prêtre, la possession peut toucher tout le monde, les croyants comme les non croyants, les riches, les modestes et à tous âges. "Ces gens ont permis, d’une façon ou d’une autre, qu’il y ait une brèche. Ils ont, à un moment donné, décidé d’être tentés. Que ce soit après un évènement grave, psychologique, une dépression … Parfois c’est en voulant invoquer les esprits ou en allant voir un voyant, un marabout".
Séance d'exorcisme
Les chrétiens ne sont pas les seuls à solliciter les services des prêtres exorcistes chrétiens, fait remarquer le père Joseph : "Il y a un peu toutes les religions, les juifs, et des musulmans de plus en plus".
Autre fait inhabituel : incroyable mais vrai !
Des signaux radio inexpliqués dans l'espace ! Des astronomes ont détecté d'étranges émissions provenant d'étoiles parmi les plus proches de la terre : l'étoile Gliese 436 b
Gliese 436 b de son nuage et de sa queue d'hydrogène (ou GJ 436 c) dans la constellation du Lion.
Constellation du Lion
Depuis l'observatoire Arecibo à Porto-Rico (ci-dessus), des scientifiques ont annoncé avoir relevé des émissions radio "très étranges" provenant d'une étoile type "naine rouge" et paraissant unique. Ils disent par ailleurs que des observations d'étoiles similaires dans le voisinage n'ont pas permis de capter des signaux semblables.
Constellation de la Vierge
Ces scientifiques ont enregistrés en Avril et Mai 2017, des émissions radio venant de plusieurs étoiles dont Gliese 436 - Ross 128 - Wolf 359 et HD 95 735. Après avoir analysé ces données, ils ont constatés que Ross 128 (constellation de la Vierge) avait émis des signaux radio différents, dont ils cherchent encore la nature. Dix minutes de signaux étranges.
"FUTURA" NOUS INFORME ...
INCROYABLE MAIS VRAI ! Un visiteur interstellaire ...
Courant Octobre / Novembre 2017 une Alerte Info arrive ...
Mission pas impossible : rencontrer un visiteur interstellaire (article paru dans Futura)
Cet étrange astéroïde appelé "Oumuamua" vient de l'extérieur du Système solaire ... et il va y retourner, du fait de sa vitesse élevée. Des scientifiques ont cependant étudié des profils de mission pour approcher un objet de ce genre. La sonde ne doit pas être trop massive et elle doit aller vite ... Des astronomes ont détecté dans le ciel cet objet fascinant qui est le premier astéroïde interstellaire jamais découvert : il ne vient pas de notre système solaire.
La question a été posée : "Pouvons-nous envoyer une sonde à sa rencontre ?"
Oui aurait répondu l'équipe scientifique du projet "Lyra" qui envisage déjà une mission.
La découverte d'Oumuamua offrirait une opportunité inédite d'étudier in situ un objet interstellaire.
Malgré sa très grande vitesse, Oumuamua peut être rejoint par une sonde dans des délais raisonnables.
Des scénarios de missions réalistes sont à l'étude, avec survol rapproché, mise en orbite ...
Cette découverte "premier objet" interstellaire connu entrant dans notre système solaire est un événement passionnant pour tous ceux qui s'y intéressent. C'est aussi une opportunité inédite d'étudier de la matière et des matériaux provenant d'ailleurs !
Si des télescopes terrestres de grande puissance et des observatoires spatiaux sont mis à contribution pour observer "Oumuamua" jusqu'en janvier 2019, date à laquelle il sera dans le système saturnien, seule une mission de proximité peut fournir des informations scientifiques significatives. Encore faudrait-il savoir si cet objet interstellaire peut être intercepté dans des délais raisonnables. La vitesse d'Oumuamua étant de plusieurs dizaines de kilomètres par seconde, on serait tenté de dire que cela n'est pas possible, d'autant plus que voyager 1 l'objet le plus rapide jamais construit par l'humanité, a actuellement une vitesse par rapport au Soleil de seulement 16,6 km/s. Or une étude réalisée dans le cadre de l'initiative pour les études interstellaires (projet Lyra) montre le contraire.
Je passe les détails techniques pour que la réalisation soit possible ... mais affaire à suivre !...
En conclusion : une mission à destination d'Oumuamua peut sérieusement être envisagée dans une petite décennie avec une vitesse requise entre 33 et 76 km/s, ce qui implique des durées de missions comprises entre 30 et 5 ans. A ces vitesses, compte tenu de la technologie actuelle dans le domaine des propulsions électriques et chimique, seul un survol de l'astéroïde est possible. Décélérer la sonde à proximité de l'objet et l'insérer en orbite autour reste du domaine prospectif. L'utilisation de technologies plus avancées, comme le voile solaire ou la propulsion par laser (tiré depuis le sol), donnerait des possibilités de rendez-vous et de survols à faibles vitesses, mais la maturité de ces technologies attrayantes n'est pas attendue avant quelques décennies.
Nous passons dans un tout autre genre !
Incroyable mais vrai ...
Information sur le journal "Ouest France" du 05 Octobre 2017
En Indonésie, un python géant mord le bras d'un villageois de 37 ans, qui a dû être hospitalisé ! Les habitants d'un village d'Indonésie ont fait frire l'énorme python !
Comment est-ce arrivé ? Voici l’article ci-dessous :
En patrouillant dans une plantation de palmiers à huile, un vigile est tombé samedi sur un python à Batang Gansal, un sous-district isolé sur l'île de Sumatra. Le python mesurait 7,8 mètres de long ! Tué avec un morceau de bois ; le vigile qui aime parfois manger du serpent, a essayé d’attraper le python géant avec un sac de jute, mais l’animal ne s’est pas laissé faire, et lui a mordu le bras gauche, qui a failli être sectionné.
L’intervention d’un autre vigile et de plusieurs villageois dont l’un a frappé le serpent avec un morceau de bois ont permis de sauver la vie de ce Monsieur qui a été transporté à l’hôpital. Les villageois ont ensuite tué le serpent, avant de le découper, le faire frire, puis le manger.
L'Indonésie
C’est un serpent répandu. Le python géant, est une espèce qui vit dans les forêts tropicales, il est régulièrement rencontré par les habitants en Indonésie, archipel d’Asie du Sud-Est. En Mars, un indonésien porté disparu avait été retrouvé mort entier dans le ventre d’un python de sept mètres qui l’avait avalé près d’une plantation de palmiers à huile. Et en 2003 un vigile avait été tué à Bali par un python dans l’enceinte d’un hôtel en bord de plage sur l’île la plus touristique d’Indonésie.
Restons encore un peu à Bali pour découvrir un peu leurs croyances …
A l'opposé des occidentaux qui ne voient les maladies que comme un ensemble de causes à effets, de maladies et de remèdes bien définis, les balinais attribuent les maladies à certaines causes invisibles dont les origines sont des déséquilibres cosmiques.
Les balinais conçoivent le corps comme le « petit monde » ou microcosme qui n’est autre qu’une reproduction ou plus exactement le doublet du « grand monde » ou macrocosme. Tout déséquilibre dans la chaîne cosmique aura des échos dans le système tout entier. Les maladies sont des déséquilibres du niveau microcosmique alors qu’une guerre ou une éruption volcanique sont des déséquilibres du niveau macrocosmique.
Les « balians » permettent par leurs savoirs de rétablir l’équilibre par des rituels et servent d’intermédiaires pour détecter les déséquilibres, et ainsi agir sur le monde pour apporter la guérison en combattant les forces du mal. Pour agir sur l’équilibre cosmique ils utiliseront aussi bien les plantes, racines ou massages, que la transe et les pouvoirs magiques.
Il existe plusieurs types de « balians » : guérisseurs, sorciers, médiums, chamanes, médecine traditionnelle.
Les wisata balian sont des spécialistes des herbes médicinales, leur connaissance repose sur leur connaissance des lontars (feuilles de palmier gravées servant de livre). La fonction est généralement passée de père en fils mais pas exclusivement. Bien que le pouvoir des wisata balian soit lié à la puissance magique, ils semblent être des croyants dans la rationalité médicale. Ils connaissent les herbes et les moyens de les utiliser, ils sont les héritiers de siècles d’erreurs et d’épreuves, ainsi les balians prescrivaient la quinine contre la malaria, bien avant que la médecine occidentale ne la transforme en médecine « respectable ». Le wisata balian combine ses connaissances des formules et mots magiques, des signes cabalistiques et sa compréhension du calendrier balinais avec sa maîtrise des massages, des herbes et des racines. Aidé par la fois de ses patients il peut exécuter de vrais traitements.
Les tetakson (sorcier docteur) :
Ils ont été choisis par les dieux ou les esprits pour être possédés lors de rituels.
Lorsque l'un d'eux, entre en transe, il contacte son « esprit-aidant », parfois son père ou un ancien grand balian, et possédé par l’esprit-aidant il peut entrer dans le monde des esprits et combattre les forces maléfiques.
Durant la transe le balian marmonne, gronde, parfois danse mimant des duels avec des esprits maléfiques. Il fait parler les dieux, les défunts et les esprits. On peut le consulter pour savoir quelle est la cause d’une maladie, où se trouve l’âme d’un défunt par exemple.
Les balian sont consultés pour bien d’autres problèmes que ceux de santé car leur savoir s’applique à tout le macrocosme. Ainsi il pourra indiquer le meilleur endroit pour construire une cuisine afin de ne pas enfreindre une loi de l’équilibre cosmique en ne respectant pas cette dernière.
Dernier regard sur Bali avant de passer à autre chose.
Du serpent, nous passons sans transition au fond des Abysses pour une découverte rare.
Ces informations ont été communiquées par "FUTURA PLANETE" - Si vous voulez découvrir beaucoup de choses très intéressantes sur notre planète Terre, sous les mers, ou dans le cosmos, je vous conseille de vous y abonner, c'est gratuit et très instructif ! Le lien : futura-sciences.com
Requin Lézard
Au large du Portugal, cet étrange animal a été pêché par hasard ! Une équipe d’océanographes a eu une belle et rare surprise en menant une étude pour réduire la quantité de « prises accessoires », c’est-à dire : quand les filets de pêche remontent des espèces non commercialisées. Ainsi, parmi les poissons remontés, figurait ce curieux requin très allongé, de 1,5 m, sa forme évoquant une anguille. Le requin-lézard ne serait pas inconnu parait-il (moi c’est la première fois que j’en entends parler) parce qu’il serait si rare que les hommes ne le voient que quelques fois par siècle !
Après l'étrange poisson "sans visage" découvert échoué sur une plage du Texas, (ci-dessous) nous rappelle que nous ne connaissons que très imparfaitement le monde des océans qui nous surprendra sans doute encore ?
Etrange animal
Cet étrange animal échoué sur une plage du Texas ! Il n'a pas d'yeux, un corps cylindrique, et des dents tranchantes !
Incroyable mais vrai ! Une maman chat a donné naissance à trois petits. Mais qu’elle ne fut pas sa surprise de voir que l’un des trois avait deux têtes !
Cette particularité est due à une malformation congéniale très rare. Sa maîtresse l’a emmené chez un vétérinaire qui lui a conseillé de l’euthanasier, alors qu’elle n’avait qu’un jour. Mais sa maîtresse a refusé préférant lui donner une chance de se battre et de vivre. Pour le moment, impossible de dire quel avenir aura cette petite femelle, c'est une histoire récente ? Toutefois, ce n’est pas une première, un chat avec deux visages a déjà vécu 15 ans !
Bonne chance petite minette !
Au Kenya : Une tradition se pratique depuis la nuit des temps !
Le saviez-vous ? Mariage entre femmes !
Chez les Kuria, dans le Sud-Ouest du Kenya, province de Nyanza, et région de Mara au Nord de laTanzanie, le mariage entre femmes est une tradition qui remonte à la nuit des temps. Cette pratique « Nyumba Ntobu ou de Nyumba Mboké » admet l’union d’une femme âgée sans descendance masculine, avec une jeune fille ayant des enfants ou en âge d’en avoir.
Une femme Kuria
Ce type de mariage permet l'émancipation des femmes qui deviennent, à l'égal de l'homme, des chefs de famille. Elles assurent alors elles-mêmes les responsabilités du foyer. Pour une femme âgée, sans enfant, c'est un moyen de fonder une famille, d'échapper à la solitude et surtout de perpétuer une lignée.
Les peuples autochtones sont parfois bien plus en avance que les occidentaux, et savent faire preuve d'une grande faculté d'adaptation pour détourner les coutumes injustes qui les défavorisent.
La femme la plus âgée prend alors le rôle de "mari" dans les fonctions propres à ce dernier au sein du foyer et permet à la jeune femme de s'émanciper et fonder une famille, perpétuer sa lignée sans pour autant être soumise aux inégalités et parfois violences qui sont souvent le lot du mariage homme/femme dans ces ethnies.
Ce mariage est soumis à une dot qui peut être élevée et payable en bétail ce qui représente un coût très important pour la femme âgée qui souhaite se marier avec une autre femme.
Le couple vit exactement comme un couple "normal" mais n'a pas de relations sexuelles. La jeune femme ira trouver, en accord avec sa femme/mari, des partenaires masculins qui tiendront uniquement le rôle de géniteur.
Ils resteront ensuite complètement en dehors de l'éducation des enfants et ces relations seront tenues dans le plus grand secret. Ces mariages ne sont pas reconnus par l'état du Kenya, et constituent une tradition ancestrale.
Néanmoins pour les femmes, ils sont très importants pour leur reconnaissance, sachant qu'une femme qui n'a pas d'enfants ou pas d'enfants masculins est rejetée et marginalisée de la communauté.
Evidemment, ce genre d'union est fortement décrié par les religieux et les "bien-pensants" qui lui trouvent tout un tas d'inconvénients.
Samburus
Ils sont environ 140 000 et habitent la province de la Rift Valley dans le Nord du Kenya. Les steppes leur permettent de faire l'élevage de bovins, chèvres, moutons et dromadaires. Le Samburu est un dialecte de la langue nilotique appelée "maa", également parlé par les Massaïs. Ce peuple croit à un créateur lointain, un Dieu suprême qu'ils appellent Nkai ou Ngai. Le culte des ancêtres, et la sorcellerie sont très présents, et répandus. Ils croient aux envoûtements et pratiquent des rituels traditionnels pour obtenir fécondité, protection, guérison ...
Ils habitent dans des huttes (photo ci-dessous) faites de branchages entrelacés de peaux de bêtes et de boue. Un matériel facile à démonter pour le transport. Les guerriers tressent leurs longs cheveux et les teignent avec de l'ocre rouge. Ils sont tous richement parés de colliers, bracelets, et boucles d'oreilles en perles très colorées.
Samburu parés de leurs bijoux !
Samburu guerriers
La Papouasie
Les papous :
L'arrivée de l'homme en Nouvelle Guinée date au moins de 45 000 ans ! Ceci, grâce aux glaciations qui faisaient baisser le niveau de la mer, et rendaient la traversée des mers possible. La Nouvelle Guinée était reliée à l'Australie.
Les premiers habitants sont sûrement passés à pied. Puis entre 6 000 et 12 000 ans, le niveau des eaux est remonté, et a isolé les populations qui y vivaient.
La Nouvelle Guinée est celle d'une population restreinte qui s'est retrouvée isolée.
Le mariage traditionnel « papou » est basé sur la virilocalité. C’est-à-dire, qu’un homme va se marier dans son village natal. Il faut aussi savoir que chez les Papous le mariage traditionnel est soumis au paiement d’une dote à la famille de la mariée. Si cette dote n’est pas accessible à tous les hommes, ainsi, certains individus ne se marient pas, ou au contraire peuvent avoir plusieurs femmes. Parce que les Papous pratiquent parfois la polygamie.
La population de la Papouasie en Nouvelle Guinée est l’une des plus mélangées au monde !
Qui sont les Papous ?
Les habitants de la Nouvelle-Guinée, appelés communément les Papous, ont conservé un primitivisme difficilement imaginable dans notre monde actuel. Cependant les populations semblent sortir lentement de leurs habitudes millénaires. La Papouasie est recouverte en partie de forêts très épaisses, où l’on n’y pénètre difficilement (photo ci-dessous). .
Nouvelle Guinée - Papouasie
Au centre de l’île se dresse une impressionnante chaîne de montagnes, des forêts denses, ce qui représente une opposition ou résistance à la moindre visite.
De plus, l’agressivité de ces indigènes est bien connue. Les premiers navigateurs surnommèrent la Nouvelle-Guinée : « L’Ile des mauvaises gens » ou pire : « l’Ile du diable » !
Papous guerriers
Ce n’est qu’à la fin de la dernière guerre mondiale que le développement de l’aviation qui s’ensuivit pour que s’achève l’exploration de la Nouvelle-Guinée. Cependant, il subsiste encore quelques endroits inexplorés, et populations n’ayant pas encore rencontrées d’hommes blancs.
Habits de fête chez les papous
Danse chez les Papous
La population de la Nouvelle-Guinée constitue des races les plus diverses, séparées parfois par des heures de marche les unes des autres. Il y aurait environ 700 dialectes.
Un des peuples papou
Qu’en est-il du peuple Papou cannibale ?
Pour certains membres de la tribu des Korowai de Nouvelle-Guinée occidentale, la chair humaine est un plat de leur culture, comme un poulet rôti pour nous ! Certaines tribus isolées continuent de pratiquer leurs coutumes millénaires. Personne n’ose s’aventurer très loin en forêt par peur de ces clans qui menacent de tuer les étrangers et de les manger.
Femmes et enfants Korowaï en Papouasie
Les Korowai construisent leur maison dans les arbres.
Ils bâtissent leur maison en une journée, à la cime des arbres, à plusieurs dizaines de mètres de haut.
Pour y accéder, ils construisent une échelle à barreaux provisoirement. Ensuite, elle sera remplacée par un tronc de bois taillés d’encoches (photo ci-dessous).
Maison du peuple Korowai
L’échelle est remplacée par un tronc de bois avec encoches.
D’autres tribus construisent leur habitation à même le sol.
Ces peuples à l’exception peut-être des habitants des régions côtières ont conservé des mœurs et des techniques très primitives. Le culte des morts est dans toute l’île, et beaucoup de sociétés partagent mal le monde des vivants et celui des morts. Pour eux, les défunts continueraient à intervenir dans leur vie journalière. Pour cette raison le sacrifice des cochons par les cannibales et coupeurs de tête, est toujours présent, ce serait la seule façon que les vivants influencent les morts. Qui pour eux n’ont pas encore quitté l’île.
Autre genre d'habitation
En revanche, si leurs conditions restent encore proches de l’âge de pierre, leur organisation sociale est assez évoluée, et dans chaque tribu la loi et l’ordre sont soigneusement maintenus. Les hommes vivent généralement séparés des femmes. De cette organisation découle l’importance de la vie sociale du groupe au détriment de la personne. En contrepartie, les Papous possèderaient des pouvoirs parapsychologiques ?
Merci à l’auteur de cette photographie trouvée tout-à-fait par hasard, en faisant des recherches sur ce peuple.
QUITTONS LA PAPOUASIE POUR UN AUTRE VOYAGE : incroyable mais vrai !
Celui-ci nous emmène dans les îles au Nord de la Norvège dans l'archipel du Svalbard !
L'Ile aux Ours !
Svalbard et l’île de Spitzberg, le royaume des ours blancs, mais pas que ...
Spitzberg et île blanche ! Superbes ... Mais aussi : incroyable mais vrai !
Au Svalbard les hommes n’auraient ni droit de naissance, ni de mort ?
Seul un emploi justifierait un séjour dans cet archipel norvégien proche du pôle Nord.
Les inactifs, les chômeurs ou retraités ne seraient tolérés que s’ils sont en bonne santé, et peuvent subvenir à leurs besoins !
De même que donner la vie au Svalbard est interdit. Toutes les femmes enceintes sont envoyées sur le continent pour accoucher. En cas de décès, impossible d’être inhumé au Svalbard. Les gens sont enterrés ou incinérés sur le continent. Le Svalbard est une terre de passage, personne ne doit y laisser sa trace.
Longyearbyen (Capitale)
Aucun SDF dans les rues de Longyearbyen. Les habitants ont tous un emploi, et un toit. Ils passent quatre ou cinq ans de leur vie sur l’île, rarement plus. Une fois leur contrat terminé, ils sont mis à la porte de l’archipel polaire. Parmi les candidats à la retraite sur l’archipel, il y a peu d’élus. Sur environ 2000 habitants, 15 sont retraités. On leur dit : « Vous ne pouvez passer votre retraite ici, que si vous avez beaucoup d’argent. »
Au Svalbard, interdiction formelle de sortir hors d'une ville sans son fusil ! Les étudiants de l'université locale en apprennent même le maniement dès leur premier semestre. Là-bas, il faut cohabiter avec environ 3500 ours polaires. Pour permettre à chacun de trouver un abri en cas d'attaque, les portes des maisons doivent être ouvertes en permanence, parce que "contrairement à la plupart des grands carnivores qui n'attaquent que lorsqu'ils se sentent menacés, l'ours polaire n'hésitera pas à faire de vous son petit déjeuner ! " Il considère l'humain comme une proie !
Ils ont pourtant l'air bien mignon !
Quant à l'île de Spitzberg : c'est une île de Norvège située dans le Svalbard, un archipel formant le territoire de ce pays (carte géographique ci-dessous)
Le Spitzberg représente la couronne arctique de la Norvège. Contrairement à ce que l'on croit, le climat du Spitzberg grâce au courant chaud du Golf Stream, le Spitzberg et les autres îles de l'archipel du Svalbard disposent d'un climat étonnamment doux et de saisons bien distinctes. Parmi une grande variété de plantes, se joint une faune exceptionnelle : des baleines, des milliers d'oiseaux chaque été, des renards des neiges, des rennes et le roi de l'Arctique : l'ours polaire. Quelques photos ci-dessous, de la faune, et la flore à la belle saison.
Des éléphants de mer
Des rennes
Un phoque
Renard des neiges
Mais aussi la flore !
Champ de coton
L'hiver s'installe rapidement au Spitzberg, la plus grande île du Svalbard.
Mais laisse des nuits magiques avec les aurores boréales.
Longyearbyen : la capitale du Svalbard est un lieu magique éclairé par les étoiles scintillantes, et les aurores boréales. Entre Décembre et Février, les longues heures d'obscurité augmentent les chances d'observer des aurores boréales. En Février, les jours deviennent progressivement plus légers et les rayons du soleil couvrent les sommets de tons pastels. L'atmosphère est unique, et vous sentez vraiment que vous êtes dans l'Arctique.
A l'intérieur, vou pouvez savourer la cuisine traditionnelle ou prendre un verre au coin de la cheminée. A l'extérieur, de beaux paysages et des activités originales vous attendent.
Le ciel étoilé se dévoile. Vos yeux s'habituent au noir. Les aurores boréales colorent les montagnes et les vallées de vert, de bleu, de jaune. Puis elles disparaissent. Il fait de nouveau noir. Ensuite une nouvelle explosion au Nord. Des éclairs violets zèbrent le ciel et atterrissent au Sud. C'est un ballet magique.
Le silence vous enveloppe alors que vous découvrez la magie des lumières au-dessus de votre tête. Parfois vous passez une soirée devant le feu qui crépite dans la cheminée. Le vent souffle à l'extérieur. Vous êtes assis devant une assiette chaude de ragout de renne. Si vous êtes en vacances, le guide de camp vous parle des explorateurs qui ont découvert le Spitzberg en 1596, moment où le Svalbard était encore inconnu. Puis quelqu'un entre ... il annonce joyeusement , et avec enthousiasme : elles sont là les lumières du Nord ! Et c'est le spectacle sensationnel.
Nous quittons le Spitzberg pour d'autres paysages ...
Chaîne des montagnes de l'Himalaya
L'Himalaya n'est pas seulement qu'une chaîne de montagnes !
C'est aussi un espace habité où l'homme et la nature sont en étroite et constante interaction. Cette immense barrière naturelle n'est pas infranchissable. Les hommes l'on parcouru très tôt grâce aux col reliant ses hautes vallées.
Nous l'avons déjà vu dans ma rubrique sur les conditions de vie extrême au Bhoutan, au Pamir entre autres ...
Des vestiges d'industrie humaine remontant sans doute à 500 000 ans avant Jésus-Christ ont été trouvés à la bordure de la chaîne. Des pierres taillées datant du prénéolithique ont été découvertes au Cachemire. J'en parle aussi dans ma rubrique des conditions extrêmes (Pamir).
C'est durant la préhistoire que le peuplement de l'Himalaya aurait commencé.
Des nomades tibétains étaient établis au Nord de la chaîne himalayenne. Puis, d'autres tribus venant du Tibet s'installèrent dans le haut Himalaya népalais et bhoutanais, tandis que d'autres groupes d'origine mongoloïde peuplèrent l'Himalaya de l'Assam en Inde.
Le Bhoutan, le pays du bonheur parait-il ? Pas si sûr ! Chacun se fera son opinion après avoir lu cet article qui est consacré à ce pays !
Le Bhoutan est un tout petit pays, avec ses 47.000 km² sa taille est comparable à celle de la Suisse, enclavé entre les deux géants que sont l’Inde et la Chine, au cœur de l’Himalaya. On parle de beaucoup d’endroits où la vie est extrême, où il se passe ceci ou cela, que c’est difficile pour vivre etc. … Pourtant il faut aussi dire qu’il y a des endroits malgré leur situation géographique où il fait bon vivre ! Comme par exemple au Bhoutan … C’est un pays qui ne ressemble à aucun autre ! Niché au cœur de l’Himalaya, loin des sentiers battus, il est reconnu pour ses paysages somptueux …
La montagne au Bhoutan à la belle saison…
Et la gentillesse légendaire des habitants.
Son développement économique original et durable,
Sa sauvegarde de l’environnement,
Et le bonheur des citoyens sont au centre de tout.
Paysage du Bhoutan
Route de montagne au Bhoutan
Son histoire est assez particulière :
Il n’a jamais été colonisé, et vit coupé du reste du monde.
La première route fut construite en 1961.
Internet et la télévision y sont interdits jusqu’en 1999, afin d’empêcher la dilution de la culture.
Sa capitale : Thimphou (ci-dessous)
Thimphou (ou Thimphu)
Le Bhoutan est resté fermé aux étrangers très longtemps.
Les habitants du Bhoutan ont un mode de vie traditionnel, rythmé par les nombreuses fêtes religieuses.
Thimphu ne ressemble en rien aux autres capitales dans le monde. Pas de grands immeubles, pas de panneaux publicitaires ni de Mac Do, pas de stade, et pas un seul feu rouge. Les habitants portent le vêtement traditionnel qui est de rigueur.
Kira et Go sont les vêtements traditionnels bhoutanais. L’art du textile est uniquement pratiqué par les femmes. Elles peuvent passer des mois sur une seule pièce de soie et de coton.
Le Bhoutan a ouvert ses portes aux touristes en 1974, mais il se protège encore du tourisme de masse. On parle de 100 000 touristes par an qui ont droit à ce bonheur, qui n’en est pas un vraiment, car il paraît que chaque touriste doit dépenser environ 250 dollars par jour ? Somme qui doit être réglée d’avance. Tous les étrangers voyageant au Bhoutan doivent passer par une agence qui propose des circuits organisés.
On y trouve beaucoup d’animaux dans les forêts comme des variétés de singes (entre autres des macaques-lion (ci-dessous) et des langurs dorés. .
Langur doré.
Mais aussi des éléphants, des tigres, des buffles sauvages, des cerfs, des panthères au Sud.
En zone montagneuse des yaks, des takins, des moutons bleus, et des léopards de neige, des langurs, des pandas, des oiseaux etc. …
Un taquin
Un panda roux
Au Bhoutan, la priorité est au bien-être spirituel et émotionnel.
Chaque journée d’école commence par une séance de méditation.
Le Bhoutan souhaite devenir le premier pays du monde à vivre d’une agriculture 100% BIO d’ici 2020.
Et que 60% du Royaume doit rester boisé pour l’éternité !
La moitié du pays contient des parcs nationaux dans lesquels vivent les habitants.
Il y en aurait même un qui serait consacré au Yéti « l’abominable homme des neiges » auquel ils croient beaucoup. Ce parc de 650 km2 est situé à l’Est du pays qui abrite une forêt tempérée constituée surtout de pins et de rhododendrons. Le parc national « Wang Chuck Centennal Park abrite une quarantaine d’espèces de grands mammifères comme des tigres, et des léopards des neiges.
Village vert au Bhoutan
En réalité tout n’est pas rose au Bhoutan :
Le petit royaume bouddhiste a voulu se distinguer en instaurant un indice de bonheur national.
Son image n'est pas moins entachée par la pauvreté et la répression contre la minorité népalaise.
Dans les villages reculés, la nourriture n'est faite que d'épis de maïs.
Le Bhoutan apparaît comme l'un des pays les plus pauvres de la terre. (Il aurait eu sa place également dans la rubrique des conditions de vie extrême) !
Afin de préserver la santé des habitants, le gouvernement bhoutanais est devenu le premier au monde à prohiber le tabac en 2004. Toute personne qui en introduit dans ce pays est passible d'une peine de trois à cinq ans de réclusion.
Le changement commence à être perceptible même dans les provinces où subsiste le mode de vie traditionnel. Au village de Tsangkha, l'électricité a été installée en Janvier 2012. La télévision n'est arrivée qu'en 1999.
Avant, au Bhoutan il n'y avait pas de villes. Plus de 90% de la population pratique l'agriculture ou l'élevage. Les forêts sont abondantes et des mesures ont été prises pour les protéger. L'industrie commence à se développer dans le sud du pays, et des voies commerciales ont été ouvertes, principalement avec l'Inde et le Bengladesh (dont je vais parler un peu plus loin.
La plupart des habitants possède leur terre, et il n'y a pas de famine au Bhoutan. Le bouddhisme est omniprésent, et teinte tous les aspects de la vie collective.
Les religieux exercent une grande influence sur les affaires de l'Etat. Une bonne partie de la communauté monastique est d'ailleurs subventionnée par le gouvernement. L'abbé suprême est assisté par quatre moines ayant rang de ministre. Bouddha, Guru, Rimpoche, et d'autres divinités tantriques sont vénérés par la population. Les moines sont influents et très respectés. Ceux qui ne sont pas subventionnés sont soutenus par les populations locales.
Le monastère de Tsangkha (l'un des plus beaux).
Taktshang si ce n'est le plus beau, est le plus célèbre des monastères bouddhistes du Bhoutan, et sans doute l'un des plus impressionnant : il est accroché à une falaise de 3 120 m d'altitude, à environ 700 mètres de la vallée de Paro. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler dans mon article sur les plus beaux lieux surréalistes.
Le Bangladesh mérite que l'on parle un peu de ce pays si pauvre ! Il aurait eu également sa place dans les conditions de vie extrêmes !
Le Bengladesh situé au sud entre l'Inde et la Chine.
Le Bangladesh compte parmi les pays les plus pauvres de la planète. Il est souvent méconnu, sauf pour ses calamités naturelles et sa main-d'œuvre à très bon marché. Il est fait de catastrophes de part sa vulnérabilité environnementale et la migration forcée. Mais aussi en raison de ses caractéristiques géophysiques, hydrologiques, et de l'exploitation de ses ressources. Ce qui en fait un des pays les plus vulnérables aux changements du climat. Il est traversé par sept grands fleuves (dont les deux plus grands : le Gange, et Brahmapoutre) et plus de 200 cours d'eau qui définissent ainsi la géographie du pays et le style de vie de son peuple.
Les populations établies sur les bords des cours d'eau sont régulièrement inondées, fait de cyclones et sécheresses. L'érosion des rives qui menace leur habitat rend leur existence précaire. Pour la plupart, face aux aléas du climat, les habitants (bangladeshis) n'ont pas d'autres choix que la migration. Un jour ce pays sera peut-être appelé à disparaître complètement ?
Pays au ras de l'eau qui ne compte que 8% de terres hautes. Lorsque les fleuves entrent en crue, et que s'y ajoutent les grandes marées, ressenties jusqu'à 400 km à l'intérieur des terres, et qu'en plus les cyclones se mettent de la partie, ce pauvre pays n'est plus qu'une vaste plaine inondée. L'Eté, c'est l'époque de la mousson, en Août 2017, il y a eu beaucoup de morts, des villages ensevelis, et 70 000 sans abris. Des images catastrophiques ...
La chaîne de l'Himalaya toute proche constitue une barrière naturelle qui ne fait que nourrir les grands fleuves et les affluents du Bengale dont le débit est impressionnant. Mais une fois dans le delta, les eaux s'écoulent très lentement. Les deux tiers des terres sont sous les eaux, détruisant villages et récoltes, les habitants parfois perdent la totalités de leurs biens dans ces inondations. L'entassement des réfugiés est fait dans des conditions sanitaires exécrables, et un terrain de choix pour les épidémies de choléra. Les pont sont coupés, et les voies de communications, déjà précaires en temps normal, gène considérablement l'acheminement des secours.
C'est surtout la destruction des récoltes qui est dramatique pour le pays, qui connaît déjà un déficit alimentaire chronique. Dans la capitale Dacca : on dit qu'une vingtaine de personnes meurent de faim chaque jour ! La situation est encore plus grave dans les régions reculées. Devant de tels désastres, le gouvernement est complètement désarmé.
Les animaux eux non plus ne sont pas épargnés ! Beaucoup meurent noyés dans les inondations lorsqu'ils n'ont pas le temps, ou ne peuvent pas se réfugier dans des lieux moins hostiles !
Un tigre noyé !
Ici un homme qui essaie de sauver sa vache.
Sauvetage des bêtes
Ici un éléphant
Cet animal à cause des inondations aurait parcouru 1700 km isolé de son troupeau. Il avait été sauvé de la noyade par des villageois; mais il est mort d'épuisement. Des tranquillisants avait été administrés à cette femelle de 4 tonnes, au moyen de fléchettes pour tenter de la transporter dans un parc du Bangladesh.
Pont piétonnier au Bangladesh
Le pays n'arrive pas à se sortir de cette crise perpétuelle. La majorité du territoire est sujet aux inondations, alors même que la densité de population (1 144 habitants au km2) est une des plus importantes au monde.
Inondation au Bangladesh
Les paysans sont les principales victimes de ces inondations, et tout le golfe du Bengale s’effrite au fil des ans. Mais alors qu'en est-il des bidonvilles ?
Il y a un nombre effrayant de bidonvilles, et de gens vivants en-dessous du seuil de pauvreté ! Les logements sont insalubres et inacceptables. Ces habitants vivent dans des conditions inimaginables. Ils n'ont pas d'accès à un système de santé. L'éducation y est absente. Les parents illettrés voudraient bien que leurs enfants aillent à l'école, mais il n'y a aucune infrastructure pour les accueillir. Pas d'électricité, pas d'eau courante pour la plupart de ces populations.
Un mot sur la prostitution au Bangladesh. Elle n'est ni légale, ni illégale !... Dans un bordel elle est autorisée pour les femmes de plus de 18 ans, disposant d'un certificat établi par un magistrat. Mais il semblerait que l'on ne se montre pas très regardant sur l' âge réel de ces jeunes filles.
Beaucoup de ces jeunes femmes n'ont rien connu d'autre que le bidonville où défilent des hommes de passage. Elles sont mises au travail de force, à 10 ou 13 ans, souvent par une mère elle-même parfois prostituée ou encore plongée dans cet enfer, après avoir été enlevées dans leur village, et vendues par leur propre famille endettée.
Et pour attirer toujours plus de clients, elle se dopent à l'Oradexon (un stéroïde destiné au bétail qui donne des formes avantageuses à leur silhouette, au risque de mettre leur vie en danger.
Le Bangladesh est un des rares pays musulmans où la prostitution est tolérée? Daulatdia, ville située près d'une voie rapide qui relie l'Inde à Dacca (Dakha) voit affluer chaque jour près de 3500 clients.
Que faire pour sortir ce pays de l'enfer ???
Des solutions existent !
Mais les moyens demandés sont énormes et inexistants sur place, et la communauté internationale a les yeux tournés ailleurs. En attendant, des dizaines de millions de Bangladais s’entassent dans des bidonvilles, et les campagnes sont la proie des éléments.
Les images parlent d’elles-mêmes !
Ill paraît que la situation pourrait bientôt s’améliorer un peu ? Pourtant le réchauffement de la planète ne doit pas arranger des choses dans le futur pour ces pauvres populations.
Cherchez l'erreur ???
La capitale Dacca (ci-dessus) a vu sa population exploser depuis le début du siècle.
Le train à Dacca
Le pays aurait signé une entente avec l’Inde concernant leur frontière commune, après des décennies de conflits. .
Paysage du Bengladesh
En souhaitant que ce peuple trouve enfin une meilleure condition de vie !!!
Dans un peu le même genre que le Bhoutan, il y a le royaume du Mustang (ou la montagne des Dieux)
Le Mustang, lui aussi était interdit aux visiteurs. La région s'est ouverte au tourisme en 1992 ! Bien que ce soit maintenant possible, le touriste au Mustang demeure contrôlés, et onéreux. On estime à un millier, le nombre de visiteurs. Comme son voisin le Bhoutan, des limites sont .imposées aux touristes pour préserver l'environnement et la culture de la région, et le bouddhisme.
Par contre l'hospitalité des gens du Mustang est remarquable ; il y a des paysages magnifiques ...
...;
Mais aussi des chemins escarpés !
Des Monastères
Chortens du village de Samar
Les maisons blanches de Samar
Les anciennes habitations troglodytes
Ici dans les environs de Tangye : anciennes habitations troglodytes creusées dans les cheminées de fées qui bordent les plateaux.
Le soir au coucher du soleil, c'est le concert des cloches portées par les chèvres qui rentrent après une journée passée dans les rares pâturages environnants.
Le Daulaghiri
Regards sur le Mustang et l'Annapurna
Je crois que chaque petit drapeau possède une prière dédiée aux Dieux que le moindre souffle de vent envoie vers le ciel !
L'Annapurna comme on le sait est un massif de montagnes de l'Himalaya, comprenant six principaux sommets dont le plus haut l'Annapurna culmine à 8 091 mètres d'altitude.
Après la vallée de Katmandou (photo ci-dessous), le massif de l'Annapurna compte parmi les destinations touristiques les plus populaires du Népal. Il domine la plaine de Pokhara, dont les sommets culmine entre plus de 6000 et 8000 m d'altitude.
La vallée de Pokhara (ci-dessous) est une région très prisée par les touristes.
Sans aucun doute pour sa proximité avec le massif de l'Annapurna. Aucune autre ville népalaise n'offre une vue aussi superbe, et ses lacs en font une ville de villégiature importante.
Pokhara
Pokhara et l'Annapurna
Pokhara et sa population (seconde ville du Népal)
Très beau sommet également : le Machapuchare (ou Machhaphuphuchhare, ou Machhapuchhre) à 6 993 m d'altitude. Son nom signifie "queue de poisson" en népalais en raison de son double sommet identifiable de loin.
Ici en plus petit, mais on voit bien son double sommet
Il est considéré comme particulièrement sacré par la population locale, et donc interdit aux alpinistes. Selon l'hindouisme, il serait la demeure de Shiva (Dieu hindou). Il est l'un des Dieux le plus vénérés.
Je termine sur ces quelques photos en remerciant Daniel de me les avoir envoyées suite à son voyage au Népal et de me permettre de les ajouter à cet article sur l'Himalaya !
Nous partons pour un autre voyage : incroyable mais vrai ... L'Islande
Plus ou moins méconnue l'Islande !
Ses paysages, ses aurores boréales, ses volcans ...
Superbe !
Mais le saviez-vous : en Islande les touristes doivent faire le serment de préserver les sites. C'est vrai que le tourisme en Islande s'est beaucoup développé, et cet afflux n'est pas sans conséquences sur la conservation des sites naturels d'Islande. En-effet, il y aurait eu beaucoup de dégradations causées par les touristes.
Sur les routes islandaises, entre les volcans et les glaciers, les cars de touristes se multiplient - surtout depuis l'éruption du volcan Eyjafjallajökull en 2010 il y a un record chaque année. Le tourisme est devenu plus rentable que la pêche et la production d'aluminium, mais les sites naturels ne sont pas équipés à l'heure actuelle, d'infrastructures capables d'accueillir autant de monde. Les touristes viennent profiter de la nature, et des sites, ce qui créé une pression énorme ! La végétation est piétinée par les visiteurs, ou des formations géologiques alors que les sols sont très fragiles, ce qui inquiète les autorités. L'office du tourisme d'Islande a donc publié un serment donnant plusieurs conseils sur le respect des sites naturels, la manière de prendre des photos, et des consignes pour les campeurs afin de remédier à ces nuisances.
Après l'éruption du célèbre volcan EyjafjallajÖkull, il y a eu un afflux de touristes auquel l'Islande n'était pas préparé.
L'éruption du volcan
Beaucoup de curieux ont voulu absolument venir en Islande, c'était "presque" à la mode ! Il fallait visiter l'Islande, d'autant que plusieurs émissions de télévision ont été diffusées sur l'Islande, avec des photographies superbes, des paysages fabuleux qui ont sans doute favorisés cet engouement pour aller visiter l'Islande.
Cascade de Bruarfoss
Spectacle magnifique des aurores boréales
Il n'en fallait pas plus pour que cela donne envie d'y aller, alors qu'avant ce n'était pas spécialement une destination privilégiée.
La plage de Reyjnisfjara et son sable noir.
Le glacier de Solheimajökull
Manquant d'infrastructures, les fermes se transforment en chambres d'hôte, et des hôtels se construisent. Mais il semblerait que ça ne suffise pas, ce qui favorise les campings sauvages qui sont interdits. A cela s'ajoute un manque de toilettes, de parkings, de panneaux de signalisation sur les sites les plus visités.
Un geyser
Chute de Seljalandsfoss
Seljalandsfoss est une chute d'eau du sud de l'Islande de 65 mètres de hauteur. Elle se trouve à proximité de la chute de la Skogafoss (ci-dessous). Sa particularité est la possibilité de passer derrière, ce qui offre un autre point de vue qui la rend plus impressionnante. (Ci-dessus cascade au coucher du soleil).
Pour admirer les aurores boréales, rien de tel qu'un refuge comme celui-ci en pleine nature !
Coucher de soleil en Islande.
Baignade dans le lagon bleu
Le lagon bleu est certainement l'endroit le plus visité d'Islande, et un lieu de passage incontournable pour tous les touristes du monde entier de passage ! Se baigner dans une eau chaude, d'un beau bleu est un petit peu insolite et bien agréable.
Champ de coton en Islande
On ne s'attend sûrement pas au départ, mais l'Islande est aussi la terre des extrêmes et des contrastes, des paysages superbe, une faune et une flore riche et inattendue, des paysages sauvages, des volcans, des glaciers, des plages, et selon le ciel et l'éclairage, parfois on peut avoir l'impression de se croire au début de la fin du monde ...
Quelques photos superbes ci-après, en sont la preuve ...
Des moutons d'Islande
La température en moyenne l'été est de 12,5°, avec parfois des pointes à 20° ! La nuit il fait plus frais. Il peut même neiger parfois au mois d'Août, et l'hiver le mercure peut descendre à -15°. La pluie et le vent sont souvent présents et parfois traitres.
D'autres animaux que l'on peut voir en Islande :
Garrots Arlequins
Chevaux islandais
Un Lynx
Un lièvre des neiges
Un putois blanc
Des phoques
Une baleine
Au cours de ces vingt dernières années (nous sommes en 2017), l'Islande est rapidement devenue la capitale européenne d'observation des baleines.
Mais aussi des dauphins :
Il y a d'autres sortes d'oiseaux et d'autres petits mammifères terrestres.
Et la flore bien entendu : quelques photos :
Angélique d'Islande branche de bouleau d'Islande
un champs de lupins en Islande
Nous terminons ce voyage en Islande avec un petit clin d'œil de la magie hivernale en Islande !
Nous quittons une île extrême "Nord" pour une autre île extrême "Sud" ...
AU SUD D'USHUAIA - avant le CAP HORN : ILE de NAVARINO
Puerto-Navarino sur l'île de Navarino (la plus australe du monde)
Ile de Navarino
Loin de l'agitation des grandes villes, ce village a été créé au XIXème siècle, et a servi de base d'approvisionnement pour les chercheurs d'or. La population n'y est pas très nombreuse, mais nous y sommes très bien accueillis. Il y a essentiellement des familles de pêcheurs. C'est un opportunité pour ceux qui cela intéressent, de comprendre leur mode de vie.
La petite chapelle de Puerto-Toro
Au mois de Juin, est célébrée la fête de San Pedro dans la chapelle qui sert uniquement pour cette occasion.
Petite ville historique, ville la plus méridionale du Chili en Terre Australe, située elle aussi sur l'île de Navarino.
Puerto-Williams
La ville a été fondée par les autorités militaires en raison de sa position stratégique. Petite halte sur son petit port de plaisance ci-dessous.
Petit port de plaisance
En bateau il est possible de naviguer vers les labyrinthes de la mer parsemée de glaces gigantesques et de chaînes de montagnes rocheuses qui dominent une grande partie de la région. Il y a aussi de nombreux îlots qui s'étendent autour de Puerto-Williams avec leur paysage hors du commun, et la traversée du canal de Beagle (et l'île aux pingouins). Nous avons de cesse d'apprécier cette beauté que la nature peut nous offrir gracieusement.
Pas très loin de l¨'île de Navarino en balade en bateau au Cap Horn !
Ushuaia
En terre de feu
Puerto-Toro
Pour revenir un peu à Puerto-Toro, et aux conditions de vie de ce village : saviez-vous qu'en 2013 il comptait 15 habitants ! Il y avait un professeur, un officier de marine avec sa famille et des gendarmes. Mais lors de la saison de pêche
Belle prise !
De ce fait, la population augmente avec les pêcheurs, mais ceux-ci restent sur leur bateau.
Port de Puerto-Toro
A la fin du XIXème siècle, Puerto Toro était une des villes les plus importantes de la terre de feu, en raison d'une ruée vers l'or. Après, l'importance de Puerto-Toro cessa. De nos jours, le village est renommé pour la pêche, et notamment la pêche à la centolia.
Centolia : sorte de crabe local
Tous les dimanches du mois, un ferry fait l’aller-retour de Puerto-William à Puerto-Toro pour ravitailler les habitants. Il y a aussi un parcours difficile de 25 km à travers la forêt, les tourbières est une plaine qui relie Puerto-Eugenia d’où part une piste jusqu’à Puerto-Williams (son port bien protégé des vents violents du Sud-Ouest est ouvert sur le paso picton "canal" qui rejoint au Nord le canal Beagle).
Puerto-Williams
Ainsi s'achève ce voyage au bout du monde !
Nous allons à la découverte d’un peuple un peu spécial : Les "Zoë" au Brésil en forêt amazonienne. Les connaissez-vous ?
Les Zo’é du Brésil sont un petit groupe d’indiens relativement isolés, qui vit dans les profondeurs de la forêt. Nous les découvrons … C’est assez surprenant !
Dans leur quotidien, les Zo’é vivent en petits clans abrités par des huttes de paille. Comme dans beaucoup de tribus ou peuples de la forêt qui vivent ensemble, il peut y avoir des tensions ! Alors eux ont trouvé la solution : Si une tension survient, ils se chatouillent le ventre, et tout fini par le rire !
Les Zo’é signifie « nous » Ils vivent nus.
Les Zo’é sont une ethnie peu connue. Ils vivent en totale symbiose avec un environnement naturel et familial. J’en ai déjà parlé, on le sait, l’Amazonie possède un écosystème unique, un véritable écrin de biodiversité. La forêt amazonienne renferme plus de la moitié des espèces végétales et animales du monde, et joue un rôle fondamental dans l’équilibre du climat et de l’hydrologie de la planète. Comme beaucoup de ces peuples isolés (nous en avons vu d’autres dans mes précédentes rubriques) ces hommes et ces femmes refusent toute intrusion dans leur vie. Ils n’hésitent pas non plus à se servir de leurs flèches en cas de survol ou intrusion dans leur territoire. Mais eux, c’est plus par peur que par agressivité, contrairement à d’autres. Cependant, ils ne sont pas totalement fermés aux autres, et acceptent de recevoir dans leur village une seule, voire deux personnes à la fois. J’ai vu une émission sur ce peuple, sur Ushuaia télé, Nicolas Hulot a eu la chance de les rencontrer.
Leur mode de vie, on l’a vu : ils vivent pratiquement nus. Les hommes mettent une feuille de palmier en guise de cache-sexe. Ils se peignent le corps en deux couleurs : noir et rouge :
Zoé "rouge"
Pour cette dernière ils se servent du rocou, un pigment pour servir de répulsif contre les piqûres d’insectes. Le comble du raffinement des Zo’é est le labret (poturu) morceau de bois taillé qui déforme et transperce la lèvre inférieure. C’est à la fois un signe d’ornement et peut-être celui qui permet de les différencier des autres tribus.
Le labret est retiré uniquement pour le bain à la rivière.
La femme pour cacher son sexe, lorsqu’elle s’assoie, elle plie la jambe et rapproche son talon de son ventre. Elle porte autour de la tête, une coiffe de plumes que l’on retrouve aussi chez les petites filles du clan.
Chez les Zo’é pas de lutte pour la famille, le sens de la propriété est inconnu.
Le groupe vit dans une collectivité de bon aloi, dans le partage, et en totale harmonie avec les autres et la nature.
La chasse se pratique souvent individuellement mais, à certains moments de l’année, notamment à l’époque du macaque ou du vautour royal – des chasses collectives sont organisées. Tout ce qui est nécessaire pour la survie des Zo’é ne prend que quelques heures par jour. Les hommes chassent des singes, et des oiseaux principalement. Ils pêchent des poissons qu’ils endorment avec une substance d’essence naturelle d’arbre. Ils cueillent des fruits, des baies et des plantes. Les femmes quant à elles, s’occupent de la nourriture, des enfants, du tissage, et confectionnent des ustensiles avec des écorces de bois ou des objets avec la terre du fleuve.
Ce peuple est très respectueux des animaux qui sont endormis avant d’être tués. Seuls les chiens et les cochons ne sont pas mangés, car ils ont un rôle de gardien et jouent avec les enfants. Le partage de la viande se fait par le chasseur qui a tué le gibier. Les femmes mangent avant les hommes.
Les Zo’é sont polygames, les femmes comme les hommes peuvent avoir plus d’un partenaire. Il est très courant que les époux d’une femme se marient avec les filles qu’elles ont eues avec d’autres hommes. Les relations sexuelles ont lieu dans la forêt, à l’écart, la proximité de vie semblant difficile pour l’amour et la procréation. Le mariage est simplement le fait d’avoir un hamac à côté de l’élu(e) de son cœur.
Une incroyable douceur de vivre anime ce peuple au sein duquel la jalousie n’existe pas. Le mot « merci » est inconnu, la hiérarchie inexistante et la propriété ignorée. Seule la famille compte, ainsi que l’instant présent. Cependant, de terribles dangers menacent les Zo’é: l’homme en général, avec ses maladies (le moindre rhume met leur vie à mal), et la déforestation, toujours présente. Pourtant, il y a de quoi apprendre de ces prétendus « sauvages » qui donnent un fabuleux enseignement de la vraie vie. Malheureusement, il semble bien tard pour s’en apercevoir…
Une femme Zo’e portant son bébé dans une pièce d’étoffe tissée en fibres de palmier ou en coton.
Les Zo’é apprécient particulièrement les noix du Brésil et installent souvent leurs communautés dans des zones riches en noyers du Brésil. Ces noix sont non seulement une excellente source de protéines, mais leurs coquilles sont utilisées pour fabriquer colliers et bracelets et leur fibre sert à confectionner les hamacs, des porte-bébés et les liens pour fixer les pointes de leurs flèches.
Une famille se repose dans un hamac en fibres de noyer du Brésil.
maman Pécaris et ses petits
Lorsque des troupeaux de pécaris se regroupent, les Zo’é les chassent collectivement, tandis que les femmes recueillent les bébés abandonnés qui sont rapportés à la maison et élevés comme des animaux domestiques qu’ils appellent "raimbé". Les Zo’é pêchent également avec des harpons ou avec du ‘timbó’ – un poison confectionné à partir de plusieurs plantes grimpantes.
Un groupe de Zo’é se repose sur la rive d’une de leurs rivières.
Comme beaucoup de peuples qui sont récemment entrés en contact avec le monde extérieur, la vie des Zo’é change. Certains accusent la FUNAI (le département des affaires indiennes) de vouloir les conserver dans un zoo humain en restreignant l’accès à leur territoire et en les décourageant d’en sortir. Mais cette politique a indéniablement sauvé des vies. Ainsi, la population zo’é s’est stabilisée et s’accroît actuellement. Les Zo’é sont curieux de connaître leurs voisins et le monde au-delà de leurs frontières. En février 2011, pour la première fois, une délégation zo’é a entrepris un voyage jusqu’à Brasilia afin de porter leurs revendications auprès des autorités. Celles-ci incluaient un projet éducatif, la formation de personnels de santé zo’é, et un programme de protection du territoire dans lequel les Indiens eux-mêmes seraient activement impliqués.
Les Zo’é vivent dans les profondeurs de la forêt amazonienne, ils construisent leur maison à proximité de leur jardin où ils cultivent de nombreux fruits et légumes, comme le manioc ou la banane. Les Zo’é ont paisiblement vécu depuis des temps immémoriaux dans les forêts entre les rivières Erepecuru et Cuminapanema. Dans les années 1940 et 1950, les chasseurs de jaguars et autres félins ont été les premiers à troubler la tranquillité de la forêt. Ils ont peu après été suivis par les orpailleurs et les collecteurs de noix du Brésil. Les Zo’é sont l’un des peuples les plus isolés parmi les peuples contactés au Brésil. Mais les autorités les maintiennent-elles dans une bulle, loin du reste de la société ?
Avant, quand il n’y avait pas d’hommes blancs, les Zo’é ne connaissaient pas la maladie. Auparavant, il y avait tant d’enfants, de femmes… Aujourd’hui il n’en reste plus beaucoup. Le défi que les Zo’é doivent dorénavant relever est celui de l’apprentissage de leurs droits et de la compréhension de la société brésilienne afin qu’ils puissent interagir avec elle sur un pied d’égalité sans contracter leurs maladies, comme la grippe, auxquelles ils sont toujours très vulnérables.
Pourtant des missionnaires brésiliens apprirent leur existence, et en 1987 une mission : « Nouvelles tribus » installa un avant-poste et une piste d’atterrissage à la frontière de leur territoire. Selon les missionnaires, le premier contact effectif avec les Zo’é fut établi le 5 novembre 1987.
Durant les jours précédents, les Zo’é avaient secrètement observé les missionnaires dans leur avant-poste. Des années plus tard, un chasseur Zo'é raconta combien ils s’étaient amusés de leurs maladresses à chasser ou à se déplacer dans la forêt. Finalement les Zo’é se décidèrent à venir au poste missionnaire et échangèrent des pointes de flèches cassées contre des biens. Petit à petit, d’autres Zo’é arrivèrent et installèrent leurs maisons près de la mission, attirés par la possibilité d’obtenir des outils précieux comme des machettes, des couteaux, des casseroles et du matériel de pêche. Ce fut bientôt une tragédie : les Zo’é commencèrent à contracter des maladies contre lesquelles ils n’avaient pas d’immunité. Du fait de leur regroupement en un seul lieu, la grippe, le typhus et la malaria se répandirent rapidement.
Comme la situation empirait, les missionnaires, qui ne disposaient pas du matériel médical nécessaire pour soigner les Indiens, contactèrent le département des affaires indiennes (FUNAI) qui envoya des équipes médicales. Les épidémies dévastèrent la tribu : presque un quart de la population Zo'é périr entre 1987 et 1988. En réaction à la catastrophe, la FUNAI expulsa les missionnaires en 1991 et commença à persuader les Zo’é de retourner à leurs anciens villages. La FUNAI a maintenant construit un poste modèle, avec un petit hôpital pour les Zo’é, afin d’éviter les transferts vers les centres de soins de la ville. Tout étranger se rendant chez les Zo’é doit passer une série d’examens médicaux avant de pouvoir entrer dans le territoire. Il en résulte que la population Zo'é s’est stabilisée et augmente peu à peu.
Après les épidémies des années 1980, la population Zo’é est maintenant stabilisée.
Il n’en reste pas moins que les menaces continuent :
Les Zo’é sont encore un groupe très vulnérable. Leur population est réduite et ils sont extrêmement fragiles face à de nombreuses maladies bénignes contre lesquelles ils n’ont pas eu le temps de consolider leur immunité. Jusqu’à aujourd’hui, leur territoire a été relativement épargné par les intrusions et en 2009, il a été officiellement reconnu par le gouvernement pour leur occupation et usage exclusifs.
Cependant, la pression sur le territoire Zo'é augmente, que ce soit de la part des chasseurs, des orpailleurs ou des centaines de collecteurs de noix, attirés par les riches ressources qu’il recèle. D’autres missionnaires évangélistes essayent également de s’installer. Toute intrusion étrangère mettrait grandement en danger la santé d’un groupe aussi isolé. La frontière du soja, au sud du territoire Zo'é, avance lentement vers le nord et l’on peut craindre qu’il soit difficile de maintenir les exploitants à distance de ce grand territoire si une politique ferme de protection territoriale n’est pas mise en place.
Dans de nombreux endroits en Amazonie, les plantations de soja sont à l’origine d’une grave déforestation.
Le défi à relever est maintenant de permettre aux Zo’é de comprendre le monde qui les entoure et d’interagir équitablement avec lui, sans compromettre leur santé ou leur territoire. On peut leur souhaite longue vie !
A LA DECOUVERTE D'UN AUTRE PEUPLE D'ETHIOPIE
Peuple Hamer (ou Hamar)
Les Hamers sont semi-nomades. Ils vivent dans une des régions des plus arides de la savane au Sud-Ouest de l’Ethiopie. Pas grand-chose à l’horizon, à part des termitières géantes (photo ci-dessous), telles des cheminées ! Quelques acacias aux fleurs roses et rouges et de la broussaille, toutefois c’est une zone fertile de la vallée de l’Omo.
Termitière géante
Le peuple « Hamer » se déplace en groupe avec leurs troupeaux de bovins, selon un itinéraire précis établi par leurs ancêtres. Les hommes armés assurent la sécurité du groupe. Pendant leurs longues étapes ils cultivent le sorgho. Une fois les ressources en eau épuisées, ils quittent le lieu, et se mettent à la recherche d’une nouvelle zone fertile.
La fortune et le rang social d'un homme est évaluée selon l'abondance de son cheptel. Les animaux sont bichonnés. Pour rehausser l'élégance de l'animal et le protéger du mauvais sort, les pasteurs superstitieux dessinent des motifs décoratifs sur le pelage.
Hutte de Hamer.
Les femmes et hommes « Hamer » ont un sens très aiguisé de l’esthétique et passent de nombreuses heures chaque jour à s’embellir. Les femmes soignent leur corps d’huile et d’argile. Nues jusqu’à la taille, et se couvrent les hanches d’une peau de vache incrustée de verroteries colorées.
Leurs cheveux sont enduits de beurre et d’argile, et elles se parent de nombreux bracelets en étain, et de volumineux colliers sertis de coquillages et autres ornements en fer-blanc. Leurs coiffures habilement tressées.
Les hommes en plus de leurs colliers de perles, et boucles d’oreilles, privilégient la coiffure. Ceux qui ont vaincu l’ennemie ou abattu un animal féroce s’enduisent la chevelure d’argile, qui une fois séchée, forme une calotte rigide au-dessus de laquelle est planté sur un petit support en bois, une plume d’autruche. Le rituel le plus important pour les jeunes hommes « Hamer » est le passage de l’enfance à l’âge mûr : le saut du taureau.
Ce rituel consiste pour les jeunes hommes à sauter totalement nus à trois reprises sur une vingtaine de taureaux alignés. S’il échoue, il peut recommencer une autre fois, mais s’il échoue de nouveau, il doit s’enfuir loin de sa tribu. Ou alors il sera publiquement flagellé, battus par les femmes de la tribu, c’est l’humiliation suprême. Puis considérés comme les parias du village et les railleries de toute la communauté pendant toute leur existence.
S’il remporte l’épreuve, il devient adulte. Il est acclamé, et porté en triomphe. Désormais en plus de son nom, il portera le nom du premier taureau qu’il aura enjambé. Il pourra se marier, posséder un troupeau, participer au conseil des Anciens, et enfin : porter une kalachnikov et partir à la guerre contre les tribus ennemies, surtout les « Mursi » qui leur volent femmes et troupeaux.
Mais ils ne sont pas au bout de leur peine, car les jeunes filles à marier ont leurs exigences aussi. Elles se mettent en marche vers le lieu de la cérémonie dans un vacarme assourdissant, elles brandissent des kalachnikovs et des bâtons. Chants, trompettes, sifflets, tout est bon pour se faire remarquer des jeunes hommes.
Les femmes dansent pendant des heures pour attirer les hommes, elles ne doivent pas seulement être jolies, travailleuses ou posséder un bétail important ; avant tout elles doivent prouver leur courage et savoir défendre le village en l’absence des hommes.
Elles provoquent et même injurient les jeunes guerriers, à peine adultes, donc célibataires et aptes à les épouser. Elles exigent de se faire fouetter. Toute leur vie elles conserveront leurs cicatrices, preuves de leur bravoure, et dévouement à leurs maris.
Cicatrices de fouet
Agitation chez les femmes Hamar qui soufflent dans leurs cornes tout en raillant les hommes qui les fouetteront. Elles considèrent leurs cicatrices comme une preuve de dévouement à leurs maris.
Les Hamer font parfois plusieurs jours de marche pour se rendre aux divers marchés de leur région. C’est l’occasion d’échanger de la nourriture, des épices, du beurre, des chèvres mais surtout de se rencontrer, de discuter, et d’écouter les récits de tout un chacun. Les marchés de Dimeka, les jeudis et dimanches sont particulièrement colorés.
Marché coloré à Diméka
Le mode de vie dans la vallée de l’Omo
Des jeunes du peuple Hamer : Adroite : deux jeunes garçons enduits de cendre blanche de la vallée de l’Omo.
La vallée inférieure de l’Omo est une région d’une beauté majestueuse. Elle offre des écosystèmes d’une extrême variété dont des prairies, des affleurements volcaniques et l’une des rares forêts ‘vierges’ de l’Afrique semi-aride abritant une importante diversité faunistique. Quelques photos ci-dessous :
Les crues de l'Omo alimentent une riche biodiversité dans la région, ce qui garantit une sécurité alimentaire pour ces peuples. Ils pratiquent aussi l'agriculture en utilisant le limon déposé sur les berges du fleure par le lent retrait des eaux. Ils produisent du sorgho, du maïs, des haricots, ils chassent le gibier et pratiquent la pêche.
Le bétail, les oies et les moutons jouent un rôle essentiel dans le mode de vie de la plupart de ces peuples qui en tirent du sang, du lait de la viande et du cuir. Ils accordent une très haute valeur au bétail qui est utilisé comme moyen de paiement pour la dot de la mariée.
D’autres peuples, vivent plus loin de la rivière, mais un réseau d’alliances interethniques s’est créé pour qu’ils aient également accès aux plaines inondées, en particulier en période de famine.
Malgré cette coopération, des conflits éclatent périodiquement pour l’accès aux ressources naturelles. Le gouvernement s’étant accaparé de plus en plus de terres indigènes, la compétition pour les rares ressources s’est intensifiée. L’introduction d’armes à feu a rendu les conflits interethniques beaucoup plus dangereux.
Les peuples de la vallée inférieure de l’Omo ont souffert de la perte progressive de leurs terres durant de nombreuses années. La création de deux parcs nationaux dans les années 1960 et 1970 les a empêchés de disposer des ressources essentielles à leur survie qui s’y trouvent.
Une famille Hamar devant sa maison dans la vallée de l’Omo. Le barrage Gibe III, ci-dessous, détruira les moyens de subsistances des peuples.
Barrage Gibe III
En juillet 2006, le gouvernement éthiopien a signé un contrat avec la compagnie italienne Salini Costruttori pour la construction de Gibe III, le barrage hydroélectrique le plus important de tout le pays.
Fleuve Omo
La mise en œuvre du barrage a démarré en 2006 avec un budget de 1,4 milliard d’euros. La construction est presque terminée et le gouvernement a commencé à remplir le réservoir du barrage situé en amont.
Le barrage bloquera la partie sud-ouest de l’Omo qui s’étend sur 760 km depuis les hautes terres d’Ethiopie jusqu’au lac Turkana au Kenya. La vallée inférieure de l’Omo est un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco en raison de son importance géologique et archéologique. L’Omo s’y écoule dans les parcs nationaux Mago et Omo, où vivent plusieurs peuples indigènes.
Selon des experts, la réduction du débit de la rivière entraînera l’assèchement de deux tiers de la surface du lac Turkana. Cela aura un impact dévastateur sur la pêche dont dépendent des centaines de milliers de d’autochtones.
A la saison sèche, lorsque le niveau de l’eau baisse, certaines tribus comme les Nyangatom et les Mursi creusent de grands trous dans le lit de la rivière pour abreuver leur bétail, et s’approvisionner en eau potable.
Selon des experts indépendants, le barrage aura un impact gigantesque sur l’écosystème délicat de la région en altérant la crue saisonnière de l’Omo et réduira dangereusement son volume en aval, ce qui provoquera la sécheresse de la zone riveraine et la disparition de la forêt lacustre.
Si la crue naturelle et ses riches dépôts de limon disparaissent, l’économie de subsistance des peuples de la région s’effondrera, exposant au moins 100 000 membres de communautés indigènes à une grave pénurie alimentaire. C'est ainsi que ce termine ce chapitre sur le peuple Hamer. Il y a encore beaucoup d'autres ethnies d'Afrique mais malheureusement, nous ne pouvons pas toutes les énumérer. Nous quittons donc l'Afrique pour l'Amérique du Sud Est ...
La Mata Atlântica ou forêt Atlantique
La Mata Atlântica ou forêt Atlantique, est l'une des forêts les plus variées du monde, mais également l'une des plus menacées ...
Forêt Atlantique (Mata Atlântica)
Décidément l’homme est le destructeur le plus dangereux du monde ! Déforestation massive des forêts, plantation de canne à sucre, et de café, la frénésie humaine a eu raison de cette perle de biodiversité qu’est la forêt Mata Atlântica. Il ne reste plus qu’un dixième de la superficie de la forêt qui reste intacte après deux siècles d’exploitation.
C'est une forêt avec le plus grand réservoir de la biodiversité au monde. Elle représente 20 000 espèces différentes d'arbres, et près de 2 000 espèces d'animaux (934 espèces d'oiseaux, 264 de mammifères, 311 de reptile et 456 d'amphibiens). La Mata Atlântica est un patrimoine naturel de l'UNESCO depuis 1999 afin d'aider à sa préservation.
Ci-dessous quelques photos extraordinaires de la faune et la flore dans la Mata Atlântica
Paresseux
Le jaguar : le roi de la jungle amazonienne, le plus grand prédateur. Néanmoins, il s’en prend très rarement à l’homme, mais il ne le craint pas non plus. Il s’attaque à tous types d’animaux, du boa au caïman, en passant par les capybaras, ils peuvent tous y passer !
Capybaras
Combat impitoyable entre un jaguar et un caïman.
Cette fois ce sera le jaguar qui dominera dès le départ. Même s’il a quelques difficultés pour remonter sa proie, il y arrivera ! Ce n’est pas toujours le cas. De toutes les façons il y en a un qui malheureusement servira de nourriture à l’autre, c’est la loi de la jungle ! Parfois le jaguar s'attaque aussi aux grands serpents : python, anaconda ... Mais là encore le contraire peut aussi arriver !
Personnellement j’ai vu une vidéo sur Internet d’une bagarre acharnée entre un jaguar et un anaconda, c’est impressionnant ! Le jaguar cette fois encore a été vainqueur, mais l’inverse aurait pu être possible aussi, la preuve ci-dessus ! Tout comme cette bagarre entre le caïman et le jaguar, incroyable ! Mais également une attaque de serpent contre un crocodile.
Impressionnant tout ça ! ... Ci-après des photos plus calmes et reposantes ...
Le célèbre papillon bleu
Tangara à tête verte et un Toucan
Capucin blond et Tamarins-Lion dorés
Opossum trois bandes et un Colibri
Tamara-Lion
Perroquets multicolores
Oiseau de Paradis et autre plante
Ce n'est que quelques plantes, fleurs, ou arbustes rares parmi tant d'autres ...
Jolie cascade en pleine forêt
amazonienne du Brésil
La plus grande ville d'Amazonie : Manaus
Manaus (en français : Manáos) en plein cœur de la forêt amazonienne, est la capitale de l'Etat de l'Amazonie, dans le Nord-Ouest du Brésil, mais également la plus grande ville d'Amazonie.
Manaus : porte d'entrée de la forêt amazonienne.
Malgré le gigantisme de la ville, un séjour à Manaus est une expérience peu ordinaire puisque l’on se trouve au cœur de la plus grande forêt tropicale du monde. Cette cité s’est développée grâce à l’exploitation du caoutchouc. Si la fièvre du caoutchouc est à l’origine des plus beaux édifices de Manaus, la ville a poursuivi son développement au cours du XXème siècle en devenant un des plus grands centres industriels du pays avec un port immense qui sert au transport de tous les produits fabriqués dans la zone franche créée en 1967, mais aussi aux bateaux transportant les touristes sur l’Amazone.
La forêt de Manaus
Manaus au coeur de l'Amazonie est une ville de légende. Elle est née au XIXe siècle, en pleine ruée vers "l'or mou" le caoutchouc. Son opéra et ses belles demeures bourgeoises témoignent de cet âge d'or. Après 1915, la ville a beaucoup décliné, avant de renouer avec la prospérité et la création de zone franche. C'est aussi de Manaus que l'on peut embarquer pour une promenade en forêt amazonienne ...
Port de Manaus
La plage du Ponta Negra
Un des endroits les plus appréciés de Manaus, c’est le parc culturel de Ponta Negra, mais aussi cette belle plage, puis des chemins pour se balader, des bars, des restaurants offrant des plats de la gastronomie locale.
Pont Rio Negro
C’est le plus grand pont fluvial du Brésil d’une longueur de 3 595 mètres et une hauteur de 162 mètres. Construit en 2007.
A travers la forêt amazonienne : quelques animaux parmi tan d'autres !
Saulm de coleira (ou tamarin bicolore)
Le parc municipal du Mindû abrite beaucoup d'espèces de singes mais celui ci-dessous (mascotte de la ville) est unique au monde.
Quelques animaux encore parmi tant d'autres que l'on a pas l'habitude de voir, pour certains ils sont même inconnus pour beaucoup d'entre nous …
Echassier venant d'attraper un poisson
Beaucoup d'espèces de serpents un iguane
Beaucoup d'espèces de grenouilles, dont la grenouille bleue (ci-dessus) que l'on ne voit nulle part ailleurs !
Caïmen
Puma
Contrairement à ce que certains croient, (incroyable mais vrai) le puma n’est pas dangereux pour l’homme. Il ne l’attaque jamais, et sait même se familiariser avec lui. C’est un excellent grimpeur qui peut sauter à 9 mètres et à une profondeur de 18 mètres. Il est très silencieux et peut surprendre n’importe quel aventurier. Vous en êtes quitte pour une belle frayeur !
Nous quittons Manaus, mais nous restons en forêt amazonienne brésilienne !
Le Pantanal
Je voudrais revenir un peu sur le Pantanal, car il faut reconnaître que l’Amazonie a longtemps éclipsé cet autre joyau qu’est le Pantanal encore mal connu, où l’on découvre des tas d’espèces d’animaux qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ! Cette région mérite que l’on y revienne un peu plus. Toutefois, le Pantanal commence à être visité de plus en plus. Il y a les traces du jaguar bien sûr, et c’est pour lui que l’on y va en espérant en voir au moins un ! Mais c’est aussi un dépaysement garanti à se rendre dans ce coin du Brésil. Des éleveurs y accueillent les voyageurs pour leur faire découvrir l’incroyable biodiversité du plus grand marais du monde qui ne ressemble à aucun autre. Je l’ai déjà illustré sur mon article précédent en y mettant de belles photos que Daniel m’a envoyé suite à son voyage au Pantanal, donc je vais parler un peu plus de la vie quotidienne là-bas, et ajouter peut-être quelques autres illustrations.
Au Pantanal, l’eau est un peu partout, et impose presque le silence, comme pour tout observer dans les moindres détails, pour ne rien louper. Par endroits les arbres se reflètent dans l’eau, et le ciel semble calme et apaisé.
Le soleil inonde les prairies. Les gardiens à cheval tiennent la bride de leur monture (ci-dessous).
Hommes et chevaux montent la garde !
Les chevaux lancés au galop dans les gerbes d’eau.
Hommes et bêtes mettront bientôt les pieds à terre sur les rares îlots épargnés par les crues. C’est ainsi au Pantanal ! Du mois d’octobre à février, le plus grand marais du monde sombre sous le déluge et la montée des eaux, après des mois d’intenses sécheresses. A ce moment-là le ciel est noir, et électrique …
… et se sont les pluies parfois courtes, mais intenses qui vont redonner la vie aux sols craquelés parfois. C’est aussi le moment où les lacs d’eau douce, et d’eau salée de l’immense plaine alluviale qui commencent à déborder, suivis par les ruisseaux, et les rivières venus des plateaux environnants rejoindre le fleuve Paraguay qui sert de frontière naturelle, et qui tente malgré des pentes faibles, de drainer le bassin hydrographique du Pantanal.
Les flots charrient en abondance : alevins, graines, fleurs, alluvions et déposent toute la diversité du Brésil. Si les pluies s’arrêtent en décembre, l’eau continue quand même à monter. Ainsi en se rejoignant : lacs, marais, lagunes, rivières et chenaux submergent certaines année jusqu’à 80% de l’immense marais. C’est alors le temps de l’abondance pour toutes les créatures du Pantanal sous un beau ciel bleu.
Les poissons entament leur migration à travers les prairies et regagnent les lieux secrets de leur reproduction.
Les libellules passent au-dessus du miroir d’eau. Les loutres de rivières, fourmiliers géants, tatous et cabiais, le plus gros des rongeurs, donnent naissance à leurs petits. Tandis que les arbres les pieds dans l’eau se couvrent de fruits. Et le soir, les grenouilles de toutes sortes entament leur chanson d’amour. Tandis que les touristes vont à la recherche du jaguar en bateau ! Ils rencontreront énormément d’animaux divers comme nous l’avons déjà vu, beaucoup de caïmans ! … Certains auront la joie de voir les images du jaguar attrapant ses proies pour les manger, comme un peu plus haut de cet article !
Bateau de promenade à travers le Pantanal
Pendant ce temps c’est la vie tranquille chez les pantaneiros qui construisent leurs fermes à l’ombre, sur les terres les plus hautes de la région. Ils prendront leur guitare, ou un bandonéon pour entamer un air de chamamé. La saison humide est leur préférée. Ils aiment la beauté des reflets, des lumières les jours d’orage, la danse des lucioles entre les arbres et l’eau. Photo ci-dessous.
La pêche au piranha le dimanche au milieu des prairies.
Un piranha
Les forêts, les plantes aquatiques qui fleurissent et se déploient sur les lacs. Les insectes qui servent de garde-manger à tous les oiseaux. Les martins-pêcheurs qui plongent et ressortent avec un poisson tout fraîchement attrapé !
Martin-pêcheur vert avec son déjeuner dans le bec !
Héron-tigre, spatule rose, aigrette …
Mais aussi : les aras hyacinthe : les plus menacés du monde (ci-dessous)
Et toutes les autres espèces d’oiseaux, encore nombreuses ! Ainsi que les nombreuses espèces de poissons (on parle d’environ 325 espèces) dans les lacs et les rivières.
Puis nous l’avons vu : des caïmans qui étaient presque en voie de disparition. On parle aussi de 3 500 espèces de végétaux qui abritent l’une des plus fortes concentrations d’animaux. Sans oublier les jaguars évidemment, les serpents, mais beaucoup d’autres animaux dont j’ai déjà parlé.
Une loutre
Cette zone humide qu’est le Pantanal n’a rien à envier à la forêt amazonienne dont la renommée a éclipsé celle du marais.
Dans les fermes éparpillées, c’est aussi la renaissance après les inondations. Les enfants reprennent le chemin de l’école. Les hommes conduisent leurs troupeaux vers de nouveaux pâturages. Surveillent de près les mises bas. Après environ 4 mois d’isolement, il est possible enfin de retourner en ville.
Région de Nhecolândia
C’est la région sauvage du Pantanal. Afin de maintenir la tradition, et la culture les habitants du Pantanal favorisent l’emploi des femmes vaqueiros (femme cowboy au chapeau rose, photo ci-dessous) à la fazenda (grande propriété) et soutiennent les très rares écoles du marais.
Puis ils font découvrir avec passion et générosité soit à pied, à cheval ou en bateau, et au cours de longs safaris la région de Nhecolândia. Il faut partir bien avant l’aube. En bateau, l’embarcation avance en silence … Au loin se fait entendre un singe hurleur (ci-dessous).
Le spectacle commence : des cormorans qui détalent sur l’eau. Aux creux de méandres, la décrue dévoile des bancs de sable ou se posent des becs en ciseaux.
L’eau est si claire que l’on peut y distinguer des poissons cachés au fond. Puis apparaît une paire de moustaches, deux yeux ronds, un museau retroussé, un grand cou marbré : c’est une loutre géante. Puis elle replonge en ressortant avec un poisson, et disparaît de nouveau.
Bien sûr j’en ai parlé, on ne compte plus les caïmans !
Un banc de caïmans !
Le spectacle est partout au Pantanal : sur l’eau, mais aussi sur terre car la forêt fourmille de bruissements, de cris, de chants. Un vol de cigognes, un nuage criard de perruches. Sur les plus hautes cimes un toucan décortique une graine. Un cerf apparaît et disparaît entre les arbres de la forêt … Puis toutes ces magnifiques fleurs et arbres de toutes sortes.
Un piuvas rose en pleine floraison.
La meilleure période pour observer le plus d’animaux est de Mai à Septembre, durant la saison sèche.
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais il faut bien que se termine ce survol au Pantanal !
Allons découvrir les Galapagos ...
Situation géographique des Galapagos
Détails de l’archipel des îles Galapagos
Le saviez-vous : l’île « Isabela » est la principale île de l’archipel des Galápagos, et aussi l’une des plus récentes ! Comme en témoigne la présence de 6 volcans, dont 5 sont actifs.
Ile Isabela
Incroyable mais vrai : on peut y observer des espèces (faune et flore) que l’on trouve nulle part ailleurs ! C’est aussi l’un des endroits les plus volcaniques de la planète ! D’où de nombreux paysages volcaniques observables sur l’île d’Isabela. Elle tient son nom de la célèbre reine Isabela d’Espagne qui a financé l’expédition de Christophe Colomb.
Puerto Villamil
Situé à 1,5 kilomètre du port de Puerto Villamil, vous pourrez visiter le centre d’élevage des tortues géantes terrestres où les spécimens vivent en captivité. Vous trouverez en tout 330 tortues, l’objectif étant de les relâcher ensuite sur les hauteurs de l’île Isabela.
Concha Perla
Concha de Perla : Situé à 10 minutes à pied du port de Puerto Villamil, Concha de Perla est une belle crique calme, où il est possible de se baigner en compagnie de quelques otaries, de tortues marines et de nombreux poissons tropicaux dans de l’eau transparente.
Elizabeth Bay : est un lieu unique où vous naviguerez en canot à travers les mangroves rouges (pas de débarquement). Elizabeth Bay est connue pour sa vie marine. Vous observerez probablement des tortues marines et des raies nageant à la surface de l’eau. Vous pourrez aussi voir les pélicans bruns à la recherche de poissons, des manchots des Galapagos, des fous à pattes bleus et parfois même des baleines à bosse (entre juin et septembre) ! Et bien d’autres animaux connus ou inattendus …
Tortue géante
Raie
Pélican brun
Fous à pattes bleues
Baleine à bosse
Humedales : A proximité de Puerto Villamil,Humedales est une zone de mangrove classés RAMSAR (organisme international qui classe et protège les zones humides du globe terrestre). Humedales compte une biodiversité unique de fleurs (quelques-unes ci-dessous), mais il y en a beaucoup d'autres, et d’espèces animales telles que le flamand rose et les iguanes marins.
Iguane marin
Moreno Point : Punta Moreno est situé au le sud-est d’Elizabeth Bay. Vous débarquerez sur un flux de lave impressionnant où vous pourrez trouver des espèces de plantes pionnières.
Après avoir traversé cette incroyable coulée de lave, vous partirez le long de quelques étangs naturels où vous observerez notamment des poules d’eau, des canards, des frégates (ci-dessous) …
… des pélicans et parfois des flamants roses et des grèbes à bec bigarré. Si vous observez attentivement dans les piscines d’eau de mer, vous aurez aussi la chance de voir des requins de récif et des tortues marines.
Grèbe à bec bigarré
Mur des larmes :
Le Muro de las lágrimas (Mur des larmes), qui tient son nom de l’histoire, est situé à 3 kilomètres du Port de Puerto Villamil. L’île Isabela, tout comme Floreana, fut une colonie pénitentiaire jusqu’en 1959. Avant cette date, les officiers en charge, en guise de punition, obligèrent les prisonniers à construire ce mur long d’une centaine de mètres et haut d’environ 10 mètres, avec des pierres de plusieurs centaines de kilos. Les conditions étant terribles, les prisonniers n’avaient pas le choix : « des larmes ou la mort ».
Sierra Negra
La Sierra Negra est située sur les hauteurs de l’île Isabela. Il s’agit d’une randonnée de 16 kms (si elle est faite dans son intégralité), d’une durée d’environ 5 heures, sur les pentes des volcans Sierra Negra et Chicodont la dernière éruption date de 2005.
Le spectacle est magnifique. Si vous descendez dans la Sierra Negra, vous marcherez sur un désert de lave à perte de vue où seulement quelques cactus repoussent.
Tagus Cove : Du côté ouest de l’île se trouve Tagus Cove, en face de l’île Fernandina où les premiers marins souvent jetaient l’ancre et inscrivaient le nom de leurs bateaux sur les rochers. Vous ferez une excursion en bateau près des falaises qui vous permettra d’observer des manchots des Galápagos …
… des cormorans aptères (ci-dessous), des pélicans et des fous. Il existe aussi plusieurs endroits où vous pourrez vous jeter à la mer avec palmes, masque et tuba.
Lac Darwin
Un sentier de 2 km, entre d’incroyables formations de lave, vous mène au lac Darwin, lac d’eau salée qui a été formé dans un cratère.
Tintoreras (ci-dessous)
L´îlot Tintoreras, facilement accessible depuis le port de l’île Isabela, permet l’observerons d’une colonie impressionnante d’iguanes marins.
Quelques otaries, fous à pattes bleues et pingouins parfois se perdent. Dans un canal formé par la lave, nous pourrons aussi observer des requins à pointes blanches de près.
Urbina Bay
Fou à pattes bleues
Ce merveilleux site d’Urbina Bay, formé en 1954 par des coulées de laves provenant des fonds marins, présente d’incroyables formations géologiques. Ici vous trouverez des cormorans aptères, des pélicans, des manchots des Galapagos, des fous à pattes bleues, des iguanes marins et terrestres, et avec un peu de chance des tortues géantes. Sur la baie, vous trouverez des raies et des tortues marines. Vous aurez une vue à couper le souffle sur le Volcan Alcedo.
Volcan Alcédo
Vicente Roca Point
Situé au Nord-Ouest de l’île Isabela, Punta Vicente Roca (ou Vicente Roca Point) est coincé entre deux criques. Ce site offre une large baie avec des grottes avec une vie marine spectaculaire. Vous pourrez observer des otaries, des tortues marines et l’étrange et fascinant Mola Mola (appelé aussi poisson soleil). Pas de débarquement !
Poisson Mola Mola (appelé aussi poisson soleil)
Ile Santa Cruz avec le Cerro Crocker à l’horizon
Ile de San Cristobal
Ile de Santiago
Ile Fernandina
Ces îles sont surnommées « las encantadas » Les enchantées ! Elles sont reconnues pour leur faune et leur flore absolument exceptionnelle. On peut y observer des espèces présentes nulle part. Nous en avons déjà vu beaucoup, mais j’en passe …
Les plages de Puerto Ayora
Sur l’Île de Santa Cruz, l’île principale, on peut tout d’abord se balader au bord du port de la ville Puerto Ayora. L’eau y est magnifiquement bleue, mais il n’est pas possible de s’y baigner. Il est conseillé vivement, après une ballade d’un peu plus de 2km (environ 40 min), d’admirer la beauté de la Baie des tortues, une suite de plages avec sable blanc, eau turquoise, iguanes marins (pas timides du tout !), des raies et petits requins.
ll y a la possibilité d'accéder à un espace de baignade et d’observation de poissons et animaux marins avec masque et tuba. Ne manquez pas la plage El Garrapatero, elle vous permettra de voir des flamants roses !
La Reserve El Chato et ses tortues géantes
Également situé sur l’Île de Santa Cruz et non loin de Puerto Ayora, cette réserve peut se faire sans guide. C’est un site fortement conseillé pour approcher de près des tortues géantes en liberté, les observer et surtout mieux les comprendre.
Ile Isabela, la plus grande île de l’archipel, est l’endroit tout indiqué pour observer et même nager avec requins, hippocampes, langoustes, raies, tortues, lions de mer et bien d’autres.
De plus, il est possible, et plus que recommandé, de se balader à pied sur les fameux tunnels, formations de roches volcaniques sortant de l’eau et de découvrir la faune et la flore locale.
Kayak dans la Baie d’Isabela
C’est une superbe activité pour ceux qui désirent découvrir la côte d’une manière alternative. Il est possible de voir de nombreux animaux comme des pélicans, des fous, des pingouins, des tortues de mer et des otaries qui s’amuseront même à passer sous votre kayak.
Baie d'Isabela
Le volcan Sierra Negra offre une activité originale et surprenante : découvrir un cratère de proche et observer les différents types de laves sur un même site. Il est l’un des cratères actifs les plus grands au monde avec ses 11km de diamètre. Par contre soyez prévenus, il se mérite ! Comptez 5-6h de randonnée aller-retour et prenez équipement et beaucoup d’eau. Il est obligatoire d’y aller avec un guide. Comptez environ 35$ par personne.
Le volcan Sierra Negra sur l’Ile Isabela
La baie de la « Concha Perla » sur l’Île Isabela
Cette baie a la particularité d’être entourée de mangroves. De plus, son eau est limpide et permet d’observer des poissons et animaux marins en masque et tuba. Vous l’aurez compris, le cadre est charmant ! C’est un véritable petit coin de paradis qui donne envie d’y retourner.
Le Cerro Tijeretas sur l’Île de San Cristobal
C’est un des endroits les plus privilégiés pour voir le lever ou coucher de soleil …Une marche d’environ 30-40 min jusqu’au sommet d’une colline, vous permettra d’apprécier le paysage et les animaux, pour ensuite admirer une vue sur toute l’Île et la côte. Et si vous descendez sur la plage, louez un masque et un tuba et profitez de la faune marine.
L’île de Bartolomé et son mirador
Cette île offre une scène volcanique magnifique. Des formations étranges nous feraient presque penser à la planète Mars. Mais surtout, c’est son mirador qui offre une vue à couper le souffle. Une des plus belles vues des Galapagos !
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L’Île Seymour Nord
C’est une petite île inhabitée d’environ 2km², où abondent les d’oiseaux (frégates, fous aux pieds bleus, et autres). Un sentier a été créé pour ne pas endommager son écosystème. On peut donc profiter d’une île authentique et sauvage et si vous avez de la chance, vous pourrez même observer les oiseaux de près durant la période de nidification et de naissances.
La Bahía Gardener sur l’île Espanola
Elle est réputée pour être « la » plage des Galapagos, et en effet, elle est sublime. Des couleurs comme vous n’en avez jamais vues avec, partout, des lions de mer, albatros et iguanes, dans un cadre magnifique sur la plus vieille et la plus éloignée des iles Galapagos. C’est également le lieu de nidification des tortues marines vertes, qui ont failli disparaitre dans les années 70.
À savoir également
Il n’est pas possible de dormir sur toutes les îles en raison de la préservation de l’archipel. Les règles sont très strictes et c’est pour cela que l’on peut encore aujourd’hui admirer la beauté de ces merveilles.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur les mystères de notre planète, et ailleurs ... mais se sont sur ces lignes que ce termine cette rubrique d'incroyable mais vrai !