La Gazelle Rym (aussi appelée "gazelle blanche du désert")

 

Le braconnage continue dans le sud algérien. Cette fois-ci ce n’est pas les émirs du golfe qui en sont à l’origine. Il s’agit de chasseurs algériens de certaines régions du sud du pays qui se sont lancés dans la traque de certaines espèces animales en voie de disparition. Cette activité, qui est évidemment non autorisée, leur rapporte beaucoup.

 

Les braconniers œuvrent en accointance avec des contrebandiers spécialisés dans la revente de certaines espèces de la faune à travers des circuits informels. Selon des sources crédibles, les contrebandiers ont pu transiter frauduleusement, au fil du temps, un nombre important de Ryms vers des pays arabes, après les avoir acquis chez les braconniers locaux.

 

Les gazelles capturées vivantes sont vendues entre 20 000 et 50 000 DA. Des parties importantes de ce gibier, notamment son crâne, ses cornes sont récupérées dit-on par les capitaines de l'industrie cosmétique ou parfumerie. Parmi les pays concernés par la contrebande du Rym figurent entre autres : la Tunisie, la Libye, l'Arabie Saoudite et la Syrie.

 

Le musc syrien est produit à base d'une matière se trouvant dans le corps du Rym algérien. Les massacres perpétrés quotidiennement contre les Ryms, l'absence d'un parc naturel, l'abattage excessif de dizaines d'arbres et de plantes, notamment ceux constituant les principaux aliments du Rym, mais aussi l'indifférence et la passivité totales des responsables sont les causes primordiales de la diminution de cette espèce en voie de disparition.

 

Il faut souligner que les massacres perpétrés contre le Rym se poursuivent d’une façon inquiétante dans les vastes oasis et les déserts du sud-est algérien notamment. Le manque de contrôle par les services concernés a offert aux braconniers, sans scrupules, une aubaine pour s’adonner en toute liberté à la chasse, non autorisée, de cette rare espèce dont le nombre a considérablement réduit.

Les mêmes sources ajoutent que dans certaines régions, des trappeurs pourchassent des dizaines de Ryms avec leurs petits, à bord de véhicules tout terrain. Après une course poursuite, ces animaux essoufflés tombent à même le sol. Le ventre et les poumons de certains d'entre eux ont explosé. Les boucaniers utilisent des fusils de chasse pour abattre les Ryms résistants.

Devant cet état de fait, les animateurs de l'association algérienne du patrimoine, de l'environnement et de la promotion des zones sahariennes (AAPEPZS) d'El-Oued ont tiré la sonnette d'alarme à maintes reprises, mais en vain. La chasse outrancière du Rym par des assaillants risque sérieusement d'anéantir le très petit nombre restant de cette espèce.

 

Le braconnage se multiplie en été... La chaleur pousse les Ryms, en quête de repos, à rechercher l'ombre et l'humidité sous les arbres. Ces criminels de l'environnement en profitent pour perpétrer leurs massacres contre ces malheureuses bêtes surprises à chaque fois par des véhicules tout terrain. Ces "massacreurs" ne reconnaissent ni la période de la reproduction, ni celle de la croissance. Les femelles et les petits, âgés de cinq mois à un an, sont souvent les cibles de ces chasseurs monstrueux.

 

L’association tire la sonnette d’alarme et demande une intervention urgente du ministre pour protéger les zones sahariennes de toutes sortes d’exploitation effrénée". lit-on dans la lettre.

Et d’ajouter : "la situation est extrêmement grave et les zones sahariennes sont devenues la proie de différents actes criminels tels que l’abattage des animaux, des végétaux, des oiseaux et des arbres."

 

L'animal en voie de disparition suivant : Le Hérisson

 

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