1ère partie...
Nos animaux, selon nos sensibilités et préférences, nous les aimons, qu'ils soient chiens, chats, lapins, chevaux, cochons d'Inde, oiseaux, poissons , animaux de la ferme, etc...
La mort d'un animal favori peut être, pour certains maîtres, une épreuve insurmontable. Leur chagrin est d'autant plus poignant qu'ils n'osent pas se confier aux autres, de peur de s'entendre dire : "Ce n'est qu'une bête !"
Quelle idiotie ce genre de réflexion, car même si certains ne partagent pas ce sentiment, au moins devant la peine des autres, qu'ils s'abstiennent ! J'ai toujours entendu dire que quiconque n'aimait pas les animaux, n'aimait pas non plus les humains et qu'ils ne s'aimaient peut être pas eux-mêmes ? Au moins que l'on respecte le chagrin d'autrui de quelque nature qu'il soit !
Lorsque nous venons de perdre un animal, souvent on se demande si un jour nous les retrouverons dans un autre monde ? Nous aimerions quelque part nous consoler un peu en se disant que c'est peut être possible ? Toutefois, si vous avez lu la rubrique des animaux médiums dans le Petit Monde de Momo (qui semble vous avoir énormément intéressée, j'en veux pour preuve vos nombreux témoignages dont je vous remercie encore), vous ne serez pas surpris ! Certains de vos témoignages sont sur mon livre d'or (c'est une bonne idée !), vous pouvez donc les lire ici, beaucoup m'arrivent par ma messagerie.
Alors ...
D'après des enquêtes effectuées, ça ne fait pas l'ombre d'un doute ! L'article qui va suivre est un nouveau témoignage . Il est extrait de la revue de "L'au-delà"... c'est une petite consolation lorsque l'on vient de perdre un animal et que notre peine est grande... un merveilleux espoir.
Le Monde de Momo a pensé que ça ferait très plaisir à nombre de gens d'en avoir connaissance ! Si vous souhaitez lire d'autres témoignages véridiques, je vous conseille de lire "Nos animaux familiers ont-ils une âme ?" De Joëlle Dutillet aux Editions Exergue (17 euros au moment de la publication de cette page - novembre 2010). C'est une journaliste qui a travaillé pour plusieurs rédactions, dont 13 ans pour le magazine : "30 Millions d'amis" connu de tous. Plusieurs de ses reportages ont été repris par la télévision. Elle est l'auteur de l'article qui suit, dont voici quelques extraits :
Le magazine 30 Millions d'amis perdure depuis plus de 30 ans ! Le titre est tellement célèbre que durant les quinze années pendant lesquelles j'ai interviewé des gens pour le magazine, je n'ai jamais eu à expliquer ce qu'était "30 millions d'amis".
Que ce soit en région parisienne ou au fin fond des campagnes, tout le monde connaissait l'émission, sinon le magazine. A la mort de son mari, Reha Hutin a repris le flambeau et continué l'émission. Elle est aussi Présidente de la Fondation "30 millions d'amis" reconnue d'utilité publique.
Elle m'a expliqué écrit Joëlle Dutillet, les circonstances de la mort de ses chiens, Junior, fils spirituel de Mabrouk, et sa fille Mabrouka.
Lorsque Jean-Pierre est mort en Juin 1996, Junior était déjà paralysé. Il était à bout mais j'ai l'impression qu'il s'est accroché jusqu'à fin août pour rester avec moi, pour ne pas me lâcher. On aurait dit qu'il sentait mon chagrin et qu'il me disait : "Je ne peux pas t'abandonner tout de suite. Je ne peux pas te faire ça. "
Je m'en veux de ne pas l'avoir fait piquer plus tôt mais je n'en avais pas le cœur.
Mabrouk était un berger allemand, mascotte de l'émission télévisée 30 millions d'amis.
Mabrouk (d'un prénom arabe signifiant "chanceux") était le chien du journaliste Jean-Pierre Hutin, créateur de l'émission 30 millions d'amis et de l'organisation "30 millions d'amis". Il avait la particularité d'être intégré dans l'émission pour des démonstrations de sauvetages en mer ou a la montagne, ou d'entraînement de chiens policiers. Son exposition médiatique à partir de 1976 l'avait rendu populaire en France.
Apres sa mort, Jean-Pierre Hutin publie un livre intitulé Mabrouk, chien d'une vie (Robert Laffont, 1984, réédité en poche).
C'est le fils de Mabrouk, Mabrouk Junior, qui devient la mascotte de l'émission, avant sa mort en 1996, peu après celle de J.-P. Hutin. Sa fille Mabrouka le relaye alors. Elle meurt en mars 2006.
Lorsqu'il faut prendre la décision de les endormir, c'est très difficile ! Beaucoup de maîtres culpabilisent à ce sujet. Certains se reprochent d'avoir fait endormir leur animal trop tôt et d'autres se reprochent de l'avoir fait trop tard !
"Quand on a vécu longtemps avec un animal, on finit par le connaître. Tant que je voyais les yeux de Mabrouka briller, lorsque je lui montrais un morceau de chocolat, je me disais : "Elle veut vivre". Certaines personnes font piquer leur animal par commodité, parce qu'il s'oublie partout, par exemple. En fait, c'est leur souffrance qui doit nous déterminer. Le jour où le vétérinaire m'a dit qu'elle avait un cancer généralisé et qu'elle allait souffrir, je me suis décidée à l'endormir. Je ne voulais pas faire la même erreur qu'avec Junior."
La question suivante fut alors posée à Madame Hutin :
Après la mort de Junior et Mabrouka, avez-vous eu envie de reprendre un autre chien ?
"Trois ans après la mort de ma pauvre Mabrouka, son absence me pèse toujours. J'ai encore du mal à envisager de prendre un autre chien. Elle avait 14 ans. Cela faisait quatre ans que les gens me disaient : "C'est une vieille mémère !" J'avais envie de les étrangler ! Cela me mettait en face d'une réalité que je n'acceptait pas : sa disparition. Un an avant sa mort, j'ai recueilli un petit chat noir, jeté à la rue, que j'ai appelé "Pilou". Il m'est venu une passion pour les chats dont j'ai découvert l'univers. J'en ai trouvé un deuxième que j'ai appelé : "Faubourg Saint-Honoré", parce que c'est l'endroit où je l'ai trouvé. Celui-là ne me quitte pas, il se colle à moi. Lorsque j'arrive de Paris, stressée et que je retrouve ce chat qui ronronne et s'installe contre moi, ça me calme tout de suite ! Le ronronnement est une fréquence, si vous la captez, elle soulage et elle guérit.
La mort d'un animal peut être aussi une blessure narcissique. Je me souviens de cette femme, qui avait perdu son chien et qui m'a dit en pleurant : "Pour la première fois de ma vie, j'avais l'impression de compter pour quelqu'un !"
Où es-tu mon petit chat charmant qui ne pouvait vivre sans moi ?"
C'est la question que se pose la majorité des maîtres qui viennent de perdre un animal : "Où est-il parti avec son amour, son dévouement, sa fidélité ?"
Est-ce qu'ils le retrouveront un jour ?
C'est aussi la question que s'est posée le philosophe russe Nicolas Berdiaev à la mort de son chat. "Un fait se produisit dans notre vie qui me fut plus sensible qu'on ne saurait le croire. Ce fut la mort de notre chat Mourry. Je me suis senti en union avec toute la création, attendant la rédemption.
Avant de mourir, il se traîna dans la chambre de Lydie (sa femme) et sauta sur son lit pour lui faire ses adieux. Ce fut très émouvant. Je pleure rarement mais à sa mort, je versai des larmes amères. La mort de cette créature de Dieu, charmante, fut pour moi l'expérience de la mort en général, de la mort des être aimés. J'exigeais la vie éternelle pour nous deux.
Longtemps il me fut impossible de parler de lui, je le voyais grimper sur mes genoux. Avec la mort de Mourry, le problème de l'immortalité se posa à moi de façon concrète."
Pour sa part, Madeleine Chapsal est convaincue que ses animaux décédés continuent d'exister quelque part.
"J'habite depuis plus de 40 ans dans cet appartement. Il est hanté par tous les chats et chiens que j'ai perdus et qui l'ont habité. Je les sens, je leur parle. (Je ne me sens pas ridicule, parce que je suis toute seule.) Je me sens accompagnée et je suis convaincue qu'après ma mort je les retrouverai tous ! Il existe une légende hindoue qui dit que, lorsque l'on va mourir, tous les animaux que l'on a connus viennent en chaîne pour vous hisser vers le ciel. J'aime bien cette image : mes chiens, mes chats viendront tous me chercher et m'aideront à escalader les marches du paradis !"
(J'ouvre une parenthèse pour dire combien je suis en accord avec cette dame et que moi aussi, Momo, j'aime cette image).
Cette dame : Madeleine Chapsal a posé cette question à Michel Drucker :
"Si vous croyez à une forme de survie pour l'être humain, est-ce que vous croyez à une survie animale ? "
"Je l'espère. J'espère qu'Olga est quelque part. Il y a des humains qu'on ne souhaite pas retrouver mais j'espère qu'un jour, je rejoindrai ma chienne !"
Jean Pierre Hutin était persuadé que les animaux avaient une âme. J'ai demandé à sa femme, Réha, son point de vue sur le sujet :
J"e crois que la main de Dieu est sur eux ! Ils ont un sens supplémentaire : le sixième sens. Je pense à ce chat dans une maison de retraite, qui va uniquement sur le lit des personnes qui vont mourir. Il ne se trompe jamais ! A cause de ce pouvoir, les animaux ont un contact direct avec l'au-delà. J'ai vécu quelque chose d'étonnant avec Pilou et Mabrouka. Mon chat Pilou détestait Mabrouka et s'enfuyait à son approche ; Mabrouka malgré sa paralysie , essayait de le croquer. Au moment où elle allait mourir, j'ai encore tenté de les mettre en présence. A ma grande surprise, le chat ne s'est pas enfui comme à son habitude. Il s'est lové entre ses pattes et elle l'a laissé faire. Je n'en revenais pas. A tel point que j'ai pris mon appareil photo pour mémoriser la scène ! J'ai eu l'impression qu'un animal passait le relais à l'autre, au-delà de la mort. Je suis persuadée que l'âme de Mabrouka est passée dans ce chat ! Une sorte de transfert du corps déchu de Mabrouka à ce petit chat de 8 ans. Lorsque le soir, je regarde les yeux de Pilou, je me dis que Mabrouka est là, derrière ce regard énigmatique ..."